1891 Academia Real Das Sciencias de Lisboa Jornal de Sciencias 2nd series no,6 (u^/.X^ ACA 0109 J S^Jo JAN ■. Hm JOMAL DE SCilIAS rr lllLil II \ MMS riBLICAOO SOB OS AISPICIOS ..'i ■ DA mm fiEAL OAS SCIENCIÂS OE LISBOA .^x 4- <^- o SEGUNDA SERIE Tom. II— Setembro, 1891 — Num. YI ^ LISBOA 1891 insriDEx: W ■ Oiseaux de File St. Thomé, par J. V. Barhoza clu Bocage ... 77 Sur une variété de «Pliyllorliina Commersoni » de Tile St. Thomé, par J. V. Barhoza du Bocage 88 SuT quelques espcces du genre «Elaps» déposés au Muséum de Lisbonne, par J. Bettencourt Ferreira 89 Eistudos ichthyologicos acerca da fauna dos domínios portugue- ze» na Africa, por Balthazar Osório .>..... 97 Note sur quelques espèces de crustacés de Tile St. Thomé, íh)t das Rolas et Angohi, par Balthazar Osório 140 L'ideutitc entre les lois de Pfluger et celles de Brenner prou- vée par ma découverte de la double polarisation, par Vir- gílio Machado 142 Sur Ia polarisations double des électrodes employés dans Téle- ctrothérapie, par Virgilio Machado 147 Sur Temploi du sulfo-solenite d'ammoniaque pour caractériser les alcalóides, par A. J. Ferreira da Silva 151 Sur Toxyde jaune de Mercure, dans Tanalyse des vins, par vl. J. Ferreira da Silva 154 PHYSICAS E NATURAES 77 OISEADX DE L'ÍLE ST, TflOMÉ PAR J. V. BARBOZA DU BOCAGE Pendant Tannée 1890 M. F. Newton a pu visiter plusieurs loca- lités de Tile St. Thomé, situées sur les cotes nord, sud et ouest de Tile et assez eloignées de la capitale, lieu de résidence dii gouverneur et des principales autorités. Les oiseaux recoltés pendant le cours de ces excursions appartiennent à plus de quarante espèces, parmi lesquelles j'ai à citer une nouvelle et plusienrs interessantes, comme il será fa- cile de juger d'après la liste suivante ^ *1. Scops leucopsis, Hartl. aCucott. Un mâle adiilte de St. Miguel, sur la cote occidentale. Le Mii- séum possedait ime femelle recueillie par M. Xewton à Roqa Minhoj k 1000 mètres d'altitude. * 2. Scops scapulatus, Bocage, Jorn. Acad. Lishoa, t. xii, 1888, p. 229. Deux individus, mâle et femelle, St. Miguel, septembre 1890. lis ressemblent parfaitement à Tindividu type, pris à Angolares, siu* la cote orientale, en 1888. 3. Agapornis pullaria, (L.) (iPeliquitoy>. Un individu mâle de Praia das Conchas, sur la cote nord de File. Três répandu et três abondant partout. 1 Les espèces marquées d'un asterisc (*) sont exclusives de Tile St. Thomé. JOKN. DE SCIENC. MATH. PHYS. E NAT. 2.* SEKIE N.° VI. 6 78 JORNAL DE SCIKNCIAS M ATUEM ATIÇAS 4. Corythornis coeruleocephala, (Gm.) aCunobiar). Deux individus, Tun du Rio St. Miguel, Tautre de Vllot das Ro- las. Coramun partout. 5. Cypselus abyssinicus, (L.) Licht. aAndolim)). Trois individus, iin miúe et deux femelles, de Diogo Xunes (cote du nordj. Connu sons le nom de Andolim, corruption de Andorinha (Hirondelle). Chaetura Sahinei, rencontrée par M. Newton à Roga Sau- dade, porte le même nom. *6. Cinnyris Newtoni, Bocage, Jorn. Acnd. Lisboa^, t. xi, 1887, p. 250. d Xéel-Xéley) . Deux males de Diogo Nunes. Nous Tavons reçu de plusieurs au- tres localités: Santa Maria, dans le centre de Tile à 1350 mètres d'al- titude, Santa Cniz dos Angolares, St. Miguel, Mouta et Batepá. On Tappelle partout Xélc-Xéle. Le nid, en forme de sac, est constitué en deliors par dea feuilles de graminées et des filaments d'aútres plantes; en dedans par une cou- che épaisse de laine, de coton et de plumes. L ouverture est latérale, mais placée prés de Textrémité supérieure, par laquelle il est sus- pendu à une branclie d'arbre ou d'arbris3eau. Les oeufs, d'une forme ovée, sont ponctués de brun-cendré sur un fond blanc-grisâtre; des taches confluentes de la même couleur cou- vrent la grosse extrémité. Grand diamètre 15 mm., petit diamètre 11 mm. *7. Nectarinea thomensis, Bocage, Jorn. Acad. Lisboa, 2*"" série, t. I, 1889, p. 143. Plusieurs individus, mídes et femelles, de St. Miguel, ayant Tappa- rence d'adultes et serablables, sous tous les rapports, à ceux qui ont servi à notre description de Tespèce. Chez tous ces individus les plu- mes de la tête et du cou, de la poitrine et du dos et les petites cou- vertures alaires, d'un noir-fuligineux, portent une bordure métallique bleu d'acier; tout Tabdomen est d'un noir-fuligineux, mais le crissum et les couvertures inférieures de la queue sont d'un jaune verdâtre pâle. Les 5 rectrices latérales portent à Textrémité une tache blanche dont les dimensions diminuent de la V à la 5^ Les deux rectrices média- nes, plus étroites vers Textrémité, dépassent la queue de quelques milíimètres à peine. La livrée de deux sèxes parait être identique. 8. Terpsiphone atrochalybea, (Thoms.) <íTomé-Gagái>. Un jeune mâle de Diogo Nunes et deux males adultes de Praia PHYSICAS E NATUEAES 79 . Un individu pris à Vilot das Rolas, un autre de Neves, cote occi- dentale. Commun; connu des cólons sous le nom de Ué-glosso. L'ceuf est tout blanc et de forme ovée. Grand diam. 28 mm.; pe- tit diam. 18 mm. Le nid en soucoupe^ á ouverture circulaire. *14. Onychognatus fulgidus, Hartl. (íPastroT>. Plusieurs individus provenant de trois localités de la cote occiden- tale: Neves, Palanca et St. Miguel. Três commun dans Tile de St. Thomé et dans Tilot das Bolas. Les habitants de Tile Tappelent Pastro. #15. Hyphantornis grandis, Gray. a CanicellaD . Plusieurs individus de Praia das Conchas et Neves. L'<]euf est de forme ovalaire et d'un blanc-jaunâtre uniforme. Grand diam. 20 mm.; petit diam. 15 mm. ÍHYSICAS E NATURAES 81 16. Foudia erythrops, Hartl. Deux femelles de Roça Saudade et deux jeunes males de Praia das Conchas. #17. Symplectes Sancti-Thomae, Hartl. a Tchim-tckim-tcholo» . Un mâle adulte de Diogo Nunes. Tous les individus que nous avons reçus de cette espèce ont été pris dans le nord et Test de Tile : Roça Saudade, Potó, Diogo Nunes, Agua Pequena, Rio Manuel Jorge. L'oeuf d'une forme ovée alongée est d'une teinte vert-bleuâtre uniforme. Grand diam. 23 mm.; petit diam. 15. Le nid, grossiérement construit de filaments de palmiers et de racines de fougères, consiste en un assemblage de plusieurs cavités reunies par un couloir commun et suspendu à une branche d'arbre. 18. Spermestes cucullata, (Sev.) & Freirinha». Un mâle adulte de St. Miguel. L'oeuf blanc et de forme ovée. Grrand diam. 14 mm.; petit diam. 10,5 mm. Un nid, attribuée par M. Newton à cette espèce, est gros- siérement formée de brins d'lierbes. 19. Vidua principalis, (L.) «Fiiíuct». Deux individus, un mâle de Rio dm Conchas et une femelle de St. Miguel. L'(Euf de forme ovée et d'un blanc pur. Grand diam. 15 mm.; pe- tite diam. 11 mm. 20. Estrelda astrild, (L.) a Januário». Trois males de St. Miguel. 21. Polyospiza rufobrunnea, (Gray). «Padé». Un mâle de logv-Iogo, un autre de St. Miguel. Le nom que les habitants de 1 íle donnent à cette espèce est évi- demment la corruption de Pardal, nom portugais de notre moineau, Passer domesticus, qu'il remplace en quelque sorte. *22. Amblyospiza concolor, Bocage, Jom. Acad. Lisboa, t. xn, 1888, p. 229; Ibid., 2« série, t. i, 1889, p. 35. «Enjolfh. Deux males de Rio Quija, ou 11 vit dans les forets qui abondant dans cette localité. Ces deux individus ressemblent par tous leurs caracteres exté- 82 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS rieurs à celui qui nous a servi à rétablissement de Tespèce: ils se íbnt également remarquer par leiírs teintes uniformes d'un roux-mar- ron, à peine plus pâles et tirant au roussâtre en dessous, et par Tab- sence de Ia bande frontale et du miroir blanc à Taile, qu'on observe cliez Tadulte des autres espèces à'Amhliosp{za. Angolares, sur la cote orientale, et 8t. Miguel, sur la cote occi- dentale, sont les seuls endroits oíi M. Newton a pu observer cette es- pèce, qiii parait être rare et peu répandue. 23. Crithagra chrysopyga, Sw. Deux individus, mâle et femelle adultés, des champs de Santo- Antonio, dans les environs de la ville. #24. Treron crassirostris, Fraser. «Cécia» Plusieurs individus de Vilot das Bolas, oíi elle est assez commun. Nous sommes chaque jour plus convaincu, contre lavis de M. Shelley, que T. crassirostris est une bonne espèce, bien facile à distinguer de T. calva et de T. nudirostris d'après ses couleurs et surtout d'après la conformation de son bec. L'espèce qui habite Tile du Prince est, au contraire, parfaitement identique à T. calva, si répandue dans TAfri- que continentale. L'cEuf est blanc-luisant, d'une forme ovalaire, presque elliptique» Grand diam. 28 mm.; petit diam. 23 mm. *25. Palumbus arquatrix, var. thomensis, Bocage, Jom. Acad Lisboa, t. XII, 1888, p. 230; Ibid., 2« série, t. i, 1888, p. 35. Trois individus, un mâle et deux femelles, de Vilot das Rolas. 26. Turturaena Malherbii, (Verr.) (íLolat). Un mâle adulte de logo-Iogo. Les autres individus que nous possédons de cette espèce ont été recueillis par M. Newton à Angolares, /Santa Cruz, Bio do Oiro et Ribeira Peixe, dans Tile de St. Thomé, et à Ferreiro Velho dans Tile du Prince. Des deux espèces de Turturaena, T. Malherbi et T. iriditorques, qu'on admet généralement comme se trouvant ensemble au Gabon et dans quelques autres localités de TAfrique occidentale, c'est de la pre- mière que nos individus de St. Thomé semblent se rapprocher davan- tage, à juger d'aprè8 les descriptions que nous avons pu consulter de Tune et de Tautre espèce. Le nom que lui donnent les habitants est la corruption de Rola, nom portugais de Tourterelle. PHYSICAS E NATURAES 83 27. Haplopelia simplex, Hartl. nMu7iqué}). Un mâle de Vilot das Rolas. Deux individus de Neves et Praia das Conchas. Semble encore plus répandue que Tespèce precedente dans Tile St. Thomé. De trois CEufs envoyés par M. NeAvton comme appartenant à cette espèce, Fun est d'une forme presque globeuse, les autres sont ovalai- res; ils sont d'im blanc légèrement jaunâtre. Les dimensions du pre- mier sont 26"™X22''^'"; celle des deux autres 28,50""" X 21""". Nous avons également reçu un nid en forme de soucoupe ellipti- que, grossièrement construit de filaments et caules herbacés, et placé sur une branche de caféier. 28. Coturnix Delegorguei, Deleg. Plusieurs individus de Praia das Conchas et de Muncadá. Les CEufs de forme ovée sont couverts de petites taches et de ponctuations brunes sur un fond olivatre pâle. Dimens.: 31"""X22™'". . 29. Ardea gularis, Bosc. aGaça». Var. alba, Reichenow, Ibisj, 1877, p. 270. Deux individus males de Rio Martins Mendes et Praia Azeitona. Var. varia, Reichenow, Ibis^ 1877, p. 270. Un mâle de Ribeira Peixe. Jj' Ardea gularis se montre frequemment dans Tile St. Thomé et dans Vilot das Relas. ísous avons reçu trois oeufs recueillis dans ce dernier endroit; ils sont de forme ovalaire et d'un vert bleuâtre clair uniforme. Dimens.: 46"^™X33""\ 30. Bubulcus ibis, (L.) «Gaça». Nos individus ont été pris à Diogo Nunes et Angolares. Nous avons reçu aussi trois oeufs de Vilot das Rolas. Ils sont de forme ovalaire, et d'un blanc- verdâtre uniforme. Dimens.: 43"™X31™™. 31. Bntorides atricapillus, (Afzel). «Tchorujoí). Três répandu et fort abondant, à juger d'après le grande nombre d'individus que nous avons reçus et les nombreuses locaHtés d'oi^i ils proviennent. L'oeuf de forme ovalaire est d'un vert-bleuâtre três pâle. Dimens.: 38"""X29""". 32. Niimenius phaeopus, (L.) 9.Côco-pilotoi> . Deux individus, Tun de Rio Quija, Tautre de logo-Iogo. II ne se- rait pas fort commvm. 84 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS 33. Strepsilas interpres, (L.) Un mâle de Vilot das Rolas. Nous avions reçu précedemment deux femelles de Fernão Dias, dans la cote nord de St. Thomé. 34. Actitis hypoleucus, (L.) Quelques individus de logo-Iogo, ilot das Rolas et St. Miguel. Le Totanus glareola, qui se trouve également à St. Thomé pa- rait être moins commun. 35. Coraatibis olivacea, (Dubus). aGallinha do mattoy>. Les trois individus que nous avons reçus de cette especa viennent tous de la meme localité- — Angolares. 36. Ortygometra egrégia, (Peters). Deux femelles, Tune de Rio do Oiro, Tautre des champs de Santo Amaro. 37. Gallinula chloropus, (L.) v-Gallo d'aãaf>. Uu individu de la lagune de Pinheira. 38. Sterna fuliginosa, (Gm.) Une femelle capturée à bord du paquebot «Ambacca» à 25 raillea de St. Thomé. 39. Sterna panayensis, (Gm.) oiCóco-Sandjian. Plusieurs individus recueillis dans les ilots Sette-Pedras. 40. Anous stolidus, (L.) (iPadé do male». Plusieurs individus des ilots Sette-Pedras et de Vilot das Rolas. Les oeufs, recueillis à Sette Pedras, sont de forme ovée, blancs avec des suggitalions, varies de ponctuations et de taches rougeâtres sur la grosse extremité de Tceufs. — Le nom qu'on lui donne de Padé do maJe c'est la corruption de Pardal do mar (moineau de la mer). 41. Procellaria, sp.? aCanibotoy). Un mâle adulte capture par des pêcheurs de la cote d' Angolares à une grand distance de la cote. II resserable à Proc. leucorrhoa (Vieill.), mais presente quelques différences, qui meritent d'être signalées. Ses couleurs sont d'un noir PHYSICAS E NATURAES 85 plus profond, moins nuancé de grisâtre; la bande brunâtre sur Taile moins distincte; les petites couvertures, les ailes, les rémiges et les re- ctrices d'un noir brillant; les sus-caudales blanches, terminées de noir, exacteinent comme chez le P. pelágica, L.; la queue plus eourte, fai- blement fourchue, presque égale; le bec beaucoup plus fort; les tar- ses et les doigts plus longs. Dimens.: long. tot. 195 mm.; de Taile 160 mm.; de la queue 75 mm.; de tarse 24 mm.; du doigt médium 25 mm.; du bec (culmen) 19 mm. 42. Graculus africanus, Gm. aPata d'aiiay> Mâle et femelle de Rio St. Miguel. Commun dans toute Tile. .43. Sula fiber, L. a Maf chia- Vage)). Plusieurs individus, tous rapportés de la mêrae localité, les ilots de Sette Pedras. Un oeuf de cette espèce, recueilli à Martim Vaz, est blanc et d'une forme ovée. Dimens.: 60"™x;44™™. 44. Lepturus candidus, Briss. aCóco-Nzuco)). Plusieurs individus de deux provenances, Vilot das Cabras et les ilots Sette Pedras. Três communs dans ces localités, ou ils nichent dans les fentes des rochers. Ils se trouvent aussi dans Yilot das Rolas. Les oeufs d"une forme ovée sont tachetés de brun-rougeàtre, sur un fond de la même couleur, mais plus pPile; ces taches plus confluentes sur les gros bout de Toeuf, y forment d'ordinairc une grande tache cir- culaire d'une teinte plus foncée, presque noire. Pour completer la liste des oiseaux de St. Thomé nous avons à ajoutter: 1. Milvus aegyptius, Gm. Le seul oiseau de proie diurne observe à St. Thomé. Kous avons . reçu deux femelles. 2. Strix thomensis, Hartl. Deux femelles, Fune de Mouta, Fautre à! Angolares. 86 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS 3. Coracias gárrula, Linn. Citée par M. Hartlaub comme faisant partie d'une collection d'oi- seaux rapportée par Weiss de St. Thomé. 4. Halcyon dryas, Hartl. Commun dans File du Prince. Rapporté de St. Thomé par Weiss, d'après M. Hartlaub; mais nous ne Tavons pas encore reçu de M. Newton. 5. Chrysococyx smaragdinus, Sm. nOssohó». Abondant. L'oeuf est d'un vert-clair uniforme. 6. Hirundo rústica, L, Nous connaissons à peine un indididu de cette espèce recueilli à St. Thomé par M. Moller. 7. Zosterops ficedulina, Hartl. «Selé-lé». Découvert à Tile du Prince par Dhorn. Nos individus de St. Thomé compares à ceux du Prince présentent quelques legères diifé- rences de coloration. Leur bec est aussi plus court et plus faible. 8. Lamprocolius ignitus, Nordm. Suivant M. Hartlaub il aurait été rapporté de St. Thomé par Weiss, mais il ne figure pas dans les nombreux envois de M. Newton. Assez abondant dans Tile du Prince. 9. Pyromelana áurea, (Lath.) Tous les individus de cette espèces envoyés par M. Newton sont des mrdes. La femelle est inconnue. 10. Columba guinea, L. M. GreeíF prétend que cette espèce se trouve à St. Thomé et, suivant M. Hartlaub, Thomson Taurait rencontrée à Vilot das Rolas. ■ Elle manque cependant aux nombreuses collections envoyés par M. Newton, tandis que nous avons reçu quelques individus d'une variété du P. arquatrix, qui se trouve tant dans Tile St. Thomé que dans Tilot das Rolas. PHYSICAS E NATURAES 87 11. Numida meleagris, L. 12. Herodias garzetta, (L.) Observée à St. Thomé par M. Moller. 13. Totanus glareola, (L.) M. Newton nous a envoyé deux femelles, lune de Diogo Nunes, Tautre de Rio do Oiro. 14. Phoenicopterus erythraeus, Jul. et Ed. Verr. MM. Finsch et Hartlaub font mention d'im individu de cette es- pèce du Muséum de Bremen rapporté de St. Thomé par Weiss. (Finch, et Harth; Vog. Ost. Africa, p. 79Õ). 88 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS SUR UNE YÂRIÉTÉ DE «PHYLLORHINA COMMERSONL DE L'ILE ST. THOMÈ PAR J. V. BARBOZA DU BOCAGE Phyllorhina Commersoni, var. thomensis. Deux individii3, J et ^ adultes. Ces individus resserabíent à Ph. Commersoni par leur conforma- tion générale, par la forme de leur fer-à-cheval et par leurs caracte- res de dentition; mais ils diíFérent de nos individus d' Angola et d'au- tres localités d'Afrique occidentale: 1° par leur taille, sensiblement plus petite; 2° par le nombre des pHs cutanés latéraux du fer-à-clie- val, trois au lieu de quatre ; 3° par leurs couleurs, d'un brun-noirâtre foncé et uniforme en dessus, plus pâles en dessous, avec une tache blancliâtre sur le tiers supérieur de la face interne du bras. Les mem- branes des ailes et la peau nue des membres sont noires. Chez la femelle de cette variété, comme chez la femelle du Ph, Commersoni, Torifice du sac frontal est bien distinct, et ses appendi- ces pubiens sont assez developpés ainsi que les mamelles, les uns et les autres noirs. Dimensions: Longueur total (tête et trone) 5 106 mm. ç 102 mm. » de la tête 34 » 32 » » de Toreille 25 » 35 » » de Tavant-bras 82 » 81 » » du 3« doigt 126 » 124 /) du pollex 18 » - 17 de la queue 29 » oO » Habitat: la femelle a été recueillie à Roça Saudade, le mâle à Riheira peixe. L'espèce est connue à St. Thomé sous le nom de Gidmhu. Comme je Tai déjà remarque ailleurs, M. Greeff cite à peine deux chauves-souris de St. Thomé, Cynonycteris straminea et Phyllorhina caffra, Tune et Tautre non encore rencontrées dans cette ile par M. Newton (V. Jorn. Ac. Sc. de Lisboa, 2.* série, i, p. 197). PHYSICAS E NATUKAES 89 SDR QUELQUES ESPÈCES DU GENRE «EL APS» DÉPOSÉS AU MUSEDM DE LISBONNE PAR J. BETTENCOURT FERREIRA Aide-naturaliste Chargés de la révision des réptiles de la collection générãle du Museiim et ayant porte notre attention siir les Elajjs, nous avons eu roccasion de faire quelques observations, qui nous semblent ne pas manquer d'iiitêret, au point de vue de Taffinité des espèces et conjine une petite contribution à la vérification des théories transformistes. Après les remarquables études de MM. Jan et Guntlier', mais qui portent une date déjà un peu ancienne, bien d'autres publications ont été faites jusqu"à ce jour sur ce curieux groupe d'opliidiens, listes, catalogues et notices qui ont enrichi Topliiologie, Personne n'a encore envisagé ce sujet à la lumière des nouvelles doctrines de philosophie naturelle et n'a pas cherché la valeur des changements des caracteres superíiciels de ces serpents, des quels M. Jan^ a dit qu'il est difficile de les distinguer autrement que par les dessins et les couleurs des ro- bes. A cause de cela, les classifications sont toujours artificielles et ne rendent pas compte des affinités des diverses formes de ce groupe zoologique en rapport avec la distribution géograpliique. Comme chez toutes les espéces qui ont un habitat três vaste, les Elajys sont susceptibles d'une extreme variation, leurs caracte- res diversifient beaucoup sous les multiples influences mesologiques et il faut avoir toujours en vue les puissances modificatrices de la na- ture, même dans les questions taxonomiques, pour ne pas faire des divisions et des classifications inutiles, en formant des groupes nou- veaux et tout à fait artificieis, sans autre résultat que la complication et Tobscurité. Avant de créer des espèces nouvelles il faut faire attention aux 1 Jan, Rev. Mag. Zool, 2« serie, t. x, 1858.— Gunther, P. Z. S. of London, 1859. 2 Loc. dt. 90 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS formes de passage qui relient les espèces existentes. Elles ne sont pas abondantes par ce que Ton méprise souvent ces formes, qui d'ailleur8 apporteraient beaucoup de clarté sur Torigine et la parente de quel- ques autres. Cet ordre de considérations nons a été suggéré par Fétude de certaines espèces du genre Elaps originaires du Nouveau Monde. Le dr. Gilnther avait admis * deux types de ce genre, Tun de TAmérique du Nord, caractérisé par des anneaux noirs lisérés de jau- ne, des interespaces rouges macules de noir et l'occiput jaune; Tau- tre de TAmérique méridionale sans anneaux jaunes ni taches sur le corps et avec Tocciput noir. Le premier est represente par VE. fulvius (L.), le deuxième par 1'^. corallinus (L.). M. Gúnther fait voir dans 8on travail la difficidté d'adniettre ces formes-types, à cause du grand nombre d'espèces que Ton peut rapporter à Tun ou à Tautre de ces deux types. En eftet, VE. apiatus, Jan, que M. Gúntlier considere comme une variétó de VE. corallinus, est compris par M. Garman^ parmi les variétés de 1'^. fulvius; et d'autre part, Fétude des espèces et des variétés qui se rattachent à chacun des deux types montre qu'il y a plus d'un point de contact entre ces deux formes limites, ce qui fait disparaítre la distinction tranchée qu'on voudrait trouver entre elles. Nous avons observe cliez 1'^. corallinus, var. circinalis. Dum. Bibr., dont M. Jan donne un dessin três íidèle dans son bel ouvrage', et chez quelques échantillons de la même variété existants au Muséum . de Lisbonne, que la tache noire du vertex ne couvre pas toujours les pariétales, laissant derrière elle un colher rouge ou jaune, plus ou moins large, et que les anneaux noirs ne sont pas óquidistants comme ont dit certains auteurs et sont plus ou moins nettement lisérés de jaune, rappelant ce qui se passe chez VE. fulvius et ses variétés. En outre, sur deux exemplaires qui se rapportent évidemment à V E. co- rallinus il y a des détails qui nous semblent confirmer Taffinité entre ces deux espèces. Les deux échantillons ont des demi-bandes interca- lées entre deux des anneaux, et s'ótendant au milieu du dos, trans- versalement, jusqu'à moitió sur le ventre. Chez Texemplaire que nous designons par la lettre h dans la liste dont nous faisons suivre cette note, il y a sur le ventre, dans les espaces interannulaires, d'autre3 taches noires, irrégulières comme chez VE. tenere, B. G.*, qui est une variétó de VE. fulvius. La première tache se joint à la première bande noire qui s'élargit notablement au cou, remontant aux plaques sous-mento- nières. Les ócailles rouges sont tiquetées de noirâtre à la pointe, mais ces accidents du dessin s'éffacent sur les rangées d'écailles qui tou- ehent à chacun des anneaux noirs, ce qui rapelle le liséró blanc ou jaune de 1'^. circinalis et la bande de la même nuance sur VE. fulvius. i Gunther, An. Maj. N. Hiit., p. 172, 1859. * Garman, The rept. and batrach of norfh. Amer., p. 106, 1883. 3 Jan, Icon. des Ophid., L. 41, pi. VI, fig. 1, 1872. ♦ Baird and Girard, Cat. rept. N. Amer., p. 22, 1853. PHYSICAS E NATURAES 91 V Nous ne voyons pas signalée cette forme qui nous semble faire la tran- sition entre les deux prétendiis types à'J^la23s. Déjà M. Gúnther dans une liste de reptiles du Nepal * avait affir- mé que beaucoup de formes de coloration des Elaps de TAmérique du Sud ne sont que des simples variétés, et M. vSalvin- a mentionné deux échantillons de VE coralliniis dont les dessins les font respecti- vement rapprocher de VE. Fitzinfjeri, Jan, et de V E. nigrocinctus^ Girard, qui sont des variétés de VE. fulvius. M. Salvin^ trouve, d'ailleurs, assez remarquable qu'il ait ren- contré cet espèce tout prés de 1'^. fulvius, dont il a apporté trois exemplaires de Lanquin, district relativement três chaud, tandis qu'il a cueilli les deux individus de Tautre espèce a Duenas, région tem- pérée. Ce naturaliste va jusqu'à identiíier les deux formes, parce qu'il ny a aucune distinction structurale, malgré la différence du nombre des gastrostèges et des anneaux noirs dans les deux formes. L'existence de bandes jaunes plus étroites qui bordent les an- neaux noirs chez les E. coralliniis, a été signalée aussi par M. Salvin, dans cette communication et dans une autre encore ^, et par M. Wu- cherer^ chez des Elaps de Bahia (Brézil). D'après Duméril et Bibron^, VE. corallin provient surtout de l Araérique méridionale, du Brézil et de Rio de Janeiro en particu- lier. mais les auteurs de V Erpetologie générale parlent d'un exemplaire cueilli au Mexique. II ne faut pas oublier que les mêmes auteurs ont marque des rapports et des diftérences entre 1'^. fulvius et VE. coral- linus. Ces faits ne font que confirmer notre manière de voir à Tégard de ces formes, possédant une aire géographique d'une extension plus que suffisante pour les assujettir à des variations de milieu qui leur impri- ment nécessairement des changements plus ou moins profonds. Les ressemblances que nous avons fait ressortir nous ont frappé avant d'avoir lu les Communications publiées sur ce sujet, et nous som- mes d'avis que ces faits intéressants fournissent une confirmation des doctrlnes scientifiques si débattues encore de nos jours. II nous semble aussi que ces considérations sont utiles en taxo- nomie, pour assigner avec exactitude la place que doit occuper une forme donnée, en tachant de la rapporter par ses caracteres fondamen- taux à un type bien defini, fuyant les distinctions artificielles qui vont jusquà faire une espèce nouvelle d'une simple variété indivi- duelle. L'exemple des Elaps nous rappele sans cesse qu'il ne faut pas se fier du tout aux simples caracteres extérieurs de Tindividu, qui sont les premiers éléments de la variation. ' Griiather, List of Colei Blooded vertebr. col. hy Hodgson, in Nepal, P. Z. S. nf r.ondon, 1861, p. 219. 2 O. Salvin, On rept. of Guatemala, P. Z. S. of London, 1860, p. 458. ^ Idem, loc. cit. * Idem., On a collect. of rept. from Guatemala, P. Z. S., 1861, p. 229. '•> Wucherer, On the ophid. of the prov. of Bahia, P. Z. S., 1863, p. 56. 6 Dum. et Bibr. Erpét. Génér., vir, p. 1209, 1854. 92 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS Dans cette ordre d'i(iées il est naturel que la réduction du nom- bre des espèces existentes en soit la conséquence, et nous verrons peut être dans un bref délai la réduction à une seule espèce de VE. corallinus et de VE. fulvius, suivie de ses différentes variétés. Cest la même forme originairement, plus ou moins profondément modifiée dans ses caracteres extérieurs, par les cliangements de milieu. II Le genre Elaps est represente au Muséum de Lisbonne par 15 espèces, dont une nouvelle, comprenant des exemplaires de TAsie, de rÁustralie, de 1' Afrique et de rÂmérique. Nous en donnons ensuite la liste, dont les prémiers éléments ont été cueillis par le savant dire- cteur de la section zoologique, M. le dr. Barboza du Bocage, qui s'est primitivement occupé de cette étude et que nous remercions cordia- lement des renseignements qu'il a eu Tobligeance de nous fournir. Nous playons en premier lieu les Elaps de TAsie, de TAfrique et de rOcéanie, entre lesquels se trouve une plus grande affinité, et après les Elaps du Nouveau Monde, qui se détachent le plus dans ce groupe. Genus ELAPS, Schneider 1. Elaps (Callophis) intestinalis, (L.) Elaps furcatvs, Schneid., Hist. Amph., p. c03, (1801), Schlg., PAys. Serp., ii, p. 450, (1837).— Callophis intestinalis, Giinth., Rept. Brist. índia, p. 348, (1864). — Elaps furcatus, Jan., Icon. Ophid.^ L. 43, pi. I, f. 3, (1873). a) Batavie, Mus. de Berlin, 18G9. h) Java?— Vuillefroy, 1870. 2. E. bivirgatus, Schlg. * E. bivirgatus, Schlg., Phys. Serp., ii, p. 451, pi. XVI, f. 10 et 11.^ Callo- phis bivirgatus, Giinth., Bept. Brit. índia, p. 348. — E. bivirgatus^ Jan., Icon. Ophid., L. 43, pi. I, f. 2. a) Cet échantillon represente la variété décrite par M. le dr. Gúnther* et désignée par le nom de E. tetrcBnia par Bleeker. Qoique Tindication qu'il portait sur Tétiquette le fasse provenir de FEquateur, cet échantillon doit être originaire de FAsie ou de TOceanie. Col. Verreaux — Off. par. M. E. Burnay. 1 Gíinther, loc. cit. PHYSICAS E NATURAES 93 3. Elaps (Vermicella) occipitalis, Dum. et Bibr. E. occipitalis. Dum. et Bibr., Erp. génér., vii, p. 1220, {IS^)4:).— Vermicella occipitalis^ Giinílier, P. Z. S. of London 1859, p. 87. a) Moreton Bay (Australie) — Dr. Giinthcr— 1S65. 4. Elaps Mattozoi, n. sp. Nous désignons par ce nom ime petite couleure annelée que nous croyons être un jeime, et qui ressemble par la conformation de la tête et par la forme et disposition des plaques céphaliques à VE. Ber- tholdi, Jan, ^ avec cet différence qu'elle a sept, labiales supérieures dont la sixième est hexagonale et touche à la pariétale, et la septième est trapézoidale à base inférieure. La frontale est liexagonale, Fangle postérieur aig-u. Les préfrontales ont six pans, comme chez YE. Ber- tholdi. Notre espèce a une petite plaque carrée entre les bouts des pariétales. Ce qui distingue bien cette espèce c'est, outre les deux dernières labiales, la bande noire festonnée qui orne la tête sur Tocciput, passant par Textrémité postérieure des pariétales et s'incurvant vers les ré- gions temporales jusqu'au coin de la bouche. Sur le tiers interne des pariétales il y a une tache noire oblongue, avec deux points blancs três petits au milieu et deux prolongements noirs três fins sur les bords postérieurs de la frontale. Cette tache se confond dans sa partie postérieure avec la bande courbe occipitale. Un collier noir s'ensuit à cette bande et après s'éche- lonnent les autres bandes noires equidistantes au nombre de 35, étroi- tes, comprenant deux séries d'écailles et séparées les unes des autres par deux séries et demie d'écailles jaunes bordées d'orangé sur le dos. Les bandes noires occupent sur le ventre une ou deux gastros- tèges. Celles-ci sont au nombre áe 112; Urostèges, 25; anale simple. Patrie — Víctoria (Australie), envoyé par M. le baron de Múller, 1888. õ. E. (Poecilophis) Higiae, Schaw. E. Higiae, Dum. et Bibr., Erp. génér., vil, p. 1213. — PKcilopMs Higiae, Giinth., P. Z. S. of London, 1859, p. 89. a) Cap de Bonne Espérence — Mus. de Paris — 1867. 6. E. corallinus, (L.) Coluler corallinus, Lin., Mtis. Adolph Frider, i, p. 33, (1764). — Elaps coral- limts, Scbl., Phys. Serp., ii, p. 440, pi. XXXV ,fig. 1. — Dum. et Bibr., jEr^. génér. ., vii, p. 1208. — Var. circinalis (Dum. et Bibr.), Jan., Icon. Ophid., liv. 41, pi. VI, fig. 1, (1872). 1 Jan, Icon. Ophid., liv. 43', pi. II, fig. 5, 1873. JOKN. DE SCIENC. MATU. PHYS. E NAT. 2." SERIE N." VI. 94 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS a/Brésil — Col. ancienne du Muséum. hj^ Equateur — Coll. Verreaux — M. E. Burnay. c) Bréáil?— Achete à M. Coinde — 1864. <í; e; Brézil— 1868. Ces exemplaires se rapportent à la varité circinalis, Dum. et Bibr.^ /) Exemplaire de la même variété. Loc. ? — Col. ancienne. ,^^ Brésil — 1868. 7. E. fulvius, (L.) Coluher fulvius, L., in Gmel., Syst. Nat.^ i, p. IIOS. (1787), — Elaps fulvius, Dum. et Bibr., Esp. qénér.^ vii, p. 1215. — Jan, Icon. Ophid.^ liv. 42, pi. II, fig. 2.— Giinth., P. Z. S of London, 1859, p. 85. a) Texas — Mus. de Paris — 1859. (Var. Fitzingeri, Jan., loc, cit., h) St. Joseph Island — Smithsonian Institution. Cest l'E. Tenere, Baird and Girard, Cat. rept.. north. Amer., Part. I, p. 23, (1853). cy índianola — Smith. Inst. — Cest la même varieté. 8. E. semipartitus, Dum. et Bibr. E. mipartitus, Dum. et Bibr., Esp. qénér., vii,p. 1220. — E. semipartitus, Jan, Icon. Ophid., liv. 42, pi. II. fig. i, (1872). a) Ambalema (Nouvelle Grenade). — M. O. Finsch. hj c) Equateur — Col. Verreaux — M. E. Burnay. 9. E. decussatus, Dum. et Bibr. E. decussatus, Dum. et Bibr., Erp. génér.., vii, p. 1221. ^ a) Guayaquil — Dr. Peters — 1876. 10. E. lemniscatus, (L.) Coluher lemniscatus, Lin., Mus. Ad. Fried., i, p. 34, tab. 14. — Elaps lemnis- catus, Schud., loc. cit , p. 291, (1801).— Gunth., P. Z. S. of London, 1859, p. 85. — Jan, Icon. Ophid., liv. 42 c, pi. V, fig. 1. aj Brésil — Col. ancienne. b) c) Pernambuco — M. Alfredo Pereira — 1882. ' Cet exemplaire est Tobject des considérations ci-dessus. - Dum. et Bibr., loc. cit., p. 1029. — Jau, loc. cit. ^ L'on pourrait faire à Tégard de cet espèce des considérations analogues a celles que méritent les variété.s de VE. fulvius et de VE. corallin et nous croyons aussi que VE. decussatus n'est qu'une simple variété de \ E. semipartitus. PHYSICAS E NATURAES 95 11. E. Marcgravii, Dum. et Bibr. E. Marcgravii, Dum. et Bibr., loc. cit., p. 1209. — E. lemniscatus, var. % G-iinth., F. Z. S. of London, p. 8õ.— Jan, Icon. Ophid. liv. 44 e, pi. III, %. 2. a) h) Amérique méridionale — Dr. Garrou du Villars — 1853. c) Republique Argentine — M. José Cardoso — 1890. d) e) Equateur — Gol. Verreaux — M. E. Burnay. Ges échantillons se rapportent à la var. ancoralis, Jan., loc. cit., liv. 42 c, pi. IV, fig. 2. f) g) Deux jeunes de la même variété — Gol. Verreaux — M. E. Burnay. 12. E. decoratus, Jan. E. decoratus, Jan, Rev. Mag. Zool., x., 2« sér., p. 525. (1858).— Giinth.. P. Z. S. ofLondon, 1859, p. 85, (pi. XVIII, fig. A). a) Brésil — M. Amaro da Silva — 1867. 13. E. filiformis, Giinth. E. filiformis, Giinth., P. Z. S. ofLondon, p, 86, pi. XVIII, fig. B.— Jan, Icon. Oi)Aíá.,liv.42, pi. IV, fig. 1. a) b) Brésil? — Gol. ancienne. — (Probablement du voyage du Dr, Alexandre Rodrigues Ferreira). 14. E. narduccij Jan. E. Narducei, Jan, Icon. Ophid., liv. 42, pi. VI, fig 5. a) Brésil — Gol. ancienne. 15. E. atrofrontalis, Jan. E. atrofrontalis, Jan, Bvll. Soe. Philom., vii, 1°, 1877. a) Loc.?— Mus. de Paris — 1867-1868. 7* 96 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS X^iste l>il>liog;ra,pliiqite Baird and Girard, Catalogue of north American reptiles in the Museuin ofthe Smi' Úisonian Inatitvtion, Part. i.— Washington, 1853. Boulenger, Reptiles et batraciens recueillis dans les Andes dei' Equateur — Buli. Soe, ZooL de France, v, p. 41, 1880. A List of Reptiles and Batradiians from the Provi). ce of Rio Grande do Sul^ Brazil—A. Mag. Nat. Hist, xv, 5"' s. p. 191, 1885. — Remarcks on a paper by prof. Cope on the Reptiles ofthe Province Rio Grande do Sul, Brazil—A. Mag. Nat. Hist., xvi, ô'*» s. p. 294, 1885. Synops of Reptiles and Batrachians ofthe Province of Rio Grande du Sul, Brazil—A Mag. Nat. Hist, xviii, 5"' s, p. 42o, 1886^ Cope, Herpetolcgy of Tropical America — Proc. Am. Phil. Soe, xvii, pp. 33-48, 85-97, 1877.— XXIII, p. 281, 1887. Batrachians and Reptiles of the Province of Maito Grosso — P. Ann.Ph. Soe.., XXV, p. 114, 1887. Duméril et Bibron, Erpt^tologie générale, vii, 2* part. Paris, 1854. Garman, Reptiles and Batrachians of North America — (Memoirs of the Museum of Comparative Zoology at Harvard College), Cambridge, Mass., tiii, n." 3, 1883. Gray, Catalogue of the specimens of snakes in the collection of the British Museum, London, 1849. Giinther, Catalogue oj Coluhrine suakes in the collection ofthe British Museum, Lon- don, 1858. ■ On the genus Elaps of Wagler — Proc. Zool. Soe. Lond., 1859. Revision of the South American Elaps- — A. Mag. Nat. jÉzsí., iv, 3'^ s. p. 164, 1859. Reptiles of British índia, London, 1864. List of cold blooded vertelr. col. by Hodgson in Nepal — P. Z. S. of London, 1861. Hallowell, Contribution to South American Herpetology — Joum. Acad. Nat. Sc. Philad., 111, pp. 35-36, 1855. Jan., Plan dhme Iconographie des Ophidiens — Rev. Mag. Zool., iv, 2* s. 1858. Iconographie des Ophidiens, liv. 41, 42 et 43, 1772-73. Mocquard, Sur une nouvelle espece d' Elaps — Buli. Soe. Philom. Paris, vi, p. 39, 1886. Peters, Sitzung-berichte det Gesellshaft natur forshender Freunde zu Berlin, pp. 51-52. 1881. Salvin, On Rept. of Guatemala. — P. Z. S. of London^ 1860. On a col. of rept. from Guatemala. P. Z. S. of London., 1861. Wucherer, Ophid. prov. of Bahia — P. Z. S. of London., 1863. PHTSICAS E NATURÁES 97 ESTUDOS ICHTHYOLOGICOS ACERCA DA FAUNA DOS domínios portuguezes na africa POR BALTHAZAR OSÓRIO 3.* nota. — Feixes mar-itimos das illia» ,22õ. Notamos as seguintes differenças no nosso exemplar comparan- do-o com o que se diz na diagnose d'esta espécie: a altura do corpo 4 . é comprehendida 3 ^r proximamente no comprimento total, incluindo O a caudal. Não ha vestígio algum de espinhos na anal, como diz Ciivier, o que^ é contrario ao que diz Gunther. É realmente curioso que o nome vulgar porque este peixe é co- nhecido na Martinica, Savon, segundo Cuvier, {Hist. Nat. des Poiss., t. III, p. 61) na Havana, jabonsillo ou xahonsillo, tem a mesma signi- ficação na nossa lingua que o vocábulo com o qual é designado em S. Thomé. 1 Loc. ciL, p. 90. 102 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS Genns APOGON, Lacep. 10. Apogon imberbis, Linn. Mullus imberbis, Linn., Syst. Nal., t. xiii, 1.^ edit., p. 1341. — Apogon rexmu- loruni, Cuv. e Vai., t. ii, p. 143. — Lowe, Fish. Madeira, p. 149, pi. XXI. — Guich., Expl. Alg. Poiss., p. 32. — Gunth., Loc. cit.^ t. i, p. 230. Habitat: Ilha de S. Thomé. Não é citado por nenhuma obra sobre ichthyologia africana, ê portanto espécie nova para a região de que estamos falando. O primeiro exemplar que vimos, colhido em S. Thomé, tinha sido enviado ao Museu de Coimbra pelo sr. Quintas. Depois d'este temos recebido muitos, enviados pelo sr. F. Kewton, sendo a formula das barbatanas : D. 6Í-, A. ~ 2 7 As manchas escuras da caudal parece que se apagam com a edade, são muito mais visiveis nos individues novos. Genus LUTJANUS, Bloch 11 Lutjanus Maltzani, Steind. Beií. Kennt. Fish. Afrik., p. 7, taf. Ill, fig. 1. N. indig. — Vemé-téla. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Diogo Nunes; — (h) Angolares (juv.). Ilha do Príncipe (juv). 12. Lutjanus jocu, Cuv. et Vai. Mesoprion griseus, Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss., t. ii, p. 469. — M.Jlaves- cens, idem, p. 472. — M.jocu, idem, p. 466. — M. linca, idem, p. 468. — M. goreensis, Cuv. et Vai., t. vi, p. 540. — M. griseus, Gunth., Loc. cit.., t. i, p. 194. — Lutjanus Guineensis, Bleek, Poiss. Guiné, p. 46, tab. X fig. 1. N. indig. — Corvina. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Fernando Dias; — (b) Rio S. Mi- guel. O exemplar proveniente do Rio S. Miguel veiu mencionado com o seguinte nome: Corvina preta do rio. Esta espécie era considerada até agora como exclusivamente marítima, mas o nome porque é* co- nhecida n'algumas regiões de S. Thomé e a procedência de um dos nossos exemplares levam-nos a concluir que vive também na agua doce. PHYSICAS E NATURAES 105 Genus POMATOMUS, Risso 13. Pomatomus telescopium, Risso. Ichthyol. Nice, p. 301, pi. IX, fig. 31. — Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss., t. ii, p. 171, pi. XXIV. — Lowe, Trans. Zool. Soc.t.n,-p.ll3. — Guichen.T ExpL Sc. Alger. Poiss.., p. o2. — Valenc, Hist. nat. des lies Can. Poiss.,^. 6, pi. I. — Gunth., Loc. cit., t. i, p. 250. Habitat: Ilha de S. Thomé. Individues novos. Fam. PRESTIPOMATIDAE, Cuv. Genus PRESTIPOMA, Cuv. 14. Prestipoma Perotaei, Cuv. et Vai. Hisl. nat. des Poiss.^ t. v, p. 254. — Gunth., Loc. cit.., t. i. p. 302. — P. Perotetif Steind, Fish. des Sthiég., p. 678 e seg., taf. III. N. indig. — Roncador. Habitat: Ilha de S. Thomé; — logo-Iogo. Genus LOBOTES, Cuv. 15. Lobotes auctorum, Gunth. Lohotes snrinamensis, Cuy. et Vai., Hist. nat. des Poiss.. t. v, 319. — L. fark- Tiarii, Cuv. et Vai., Loc. cit ., p. 324. — L. erate, Cuv. et Vai., Idem, p. 324, pi. CXXVI. — L. surinamensis, Dekay, New York Favn. Fish., p. 88, pi. XVIII, fig. 49. — L. auctomm, Gunth., Loc. cit.., t. i p. 338. N. indig. — Pabalá. Habitat: Ilha do Príncipe; — Praia Salgada. É a primeira vez que 'esta espécie é comprehendida n'uma lista de peixes d' Africa, devendo todavia presumir-se, em virtude da exten- são do seu habitat j desde as costas americanas do Atlântico até á de Su- rinam, que deveria ser encontrada nas costas africanas. ■ No exemplar que temos presente notámos algumas differencas nos caracteres, comparando-os com o que se diz nas diagnoses que pode- mos consultar, e que também diíferem bastante entre si. O nosso exem- plar é de um individuo novo, tendo apenas 0™,14 de comprimento, em- quanto que Cuvier fala de um exemplar de L. erate, tendo 2 pés de comprimento ou seja 0™,6. Em todos os peixes que attingem um des- 104 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS envolvimento considerável, diz Gnnther, falando da espécie de qne nos estamos occupando, alguns dos caracteres exteriores são sujeitos a modificações, por exemplo: a dentição do preoperculo, a cor, a al- tura das barbatanas, etc. No exemplar que o Museu possue, effectivamente, nem a denti- ção, nem a côr, é conforme com o que os taxonomistas que consultá- mos dizem. Ha porém outras particularidades dignas de serem notadas. Relativamente aos dentes do preoperculo, diz Cuvier, descrevendo o L. surinamensis, que são dez ou doze, dos quaes os três ou quatro medianos são muito fortes e podiam passar por espinhos, e que as duas pontas que terminam o angulo do operculo se percebem apenas pelo tacto {Loc. cit., p. 320 e seg.) Falando do L. somnolentus, espécie que segundo Gunther não differe da precedente, diz que os dentes do pre- operculo são largos, mas curtos, e que os do angulo tem a ponta tron- cada e dentada {Loc. cit., p. 325), e na figura que representa esta es- pécie estão os dentes desenhados taes como são descriptos. Ora no nosso exemplar de Lohotes, de que nos estamos occupando, os dentes do pre- operculo teem uma configuração diversa de qualquer das disposições que acabamos de referir. Os dentes são quatorze, mas os mais vizinhos do angulo do preoperculo são muito sensivelmente maiores que os ou- tros. Estes dentes maiores são cinco, e pela sua ordem, contando de cima, do sétimo ao decimo inclusive; o maior de todos é o nono, o qual é quasi o dobro do precedente e está afastado do seguinte por uma distancia maior do que aquella que os outros dentes guardam en- tre si. As cores são também diversas, no exemplar que temos presente, das que lhe são attribuidas pelos diversos auctores. O nosso exemplar, conservado em álcool, tem uma côr geral seme- lhante á côr de areia, mas um pouco mais escura, e numerosas manchas irregulares, na forma e no tamanho, espalhadas pelas diversas uegiões do corpo. Estas manchas são mais escuras que a côr geral e acasta- nhadas. Da mesma côr acastanhada são umas fachas que se vêem na cabeça, uma dirigindo-se do angulo do operculo para o olho, outra da nuca para o olho e outras duas ínais estreitas do espaço interorbitario para a nuca. Ha três manchas negras arredondadas na base da parte molle da dorsal, a primeira abaixo dos três primeiros raios, a segunda abaixo do sétimo e oitavo, e a terceira abaixo do decimo terceiro e dos dois seguintes. Ha ainda outra mancha egualmente negra próxima da base do oitavo, nono e decimo raio anal. Ha ainda outras manchas e fachas, embora não tão nitidamente definidas, mas a opinião de Gun- ther, que acima exarámos, acerca da variação das cores nos individuos novos d'esta espécie, dispensa-nos de mais desenvolvidas explanações sobre estes caracteres. Não queremos todavia deixar de notar o seguinte promenor: as bartanas verticaes são negras, mas na sua parte molle, bem como na caudal, isto é, nos espaços inter-radiaes, teriam talvez, primitavamente, uma côr azul esciira, como se vê na figura de Cuvier, côr que foi na- tnralnaente alterada pelo álcool. A parte estes caracteres de somenos importância por serem mu- PHYSICAS E NATURAES 105 taveis, como diz Gunther, ofFerece-nos o nosso exemplar outros mais importantes que passamos a mencionar. Formula das barbatanas: D.-, a4 16' 12 Relativamente ao numero de escamas, tanto na linha lateral como na linha transversal, ha discordância entre os vários auctores. Assim Cuvier diz, descrevendo o L. surinamensis^ que se contam n'uma linha longitudinal proximamente quarenta e cinco escamas, e trinta n'uma linha vertical. * Dekay diz que se contam quarenta e cinco escamas e não diz proximamente, como Cuvier, n'uma linha longitudinal, e trinta n'uma linha transversal.^ Gunther diz: linha lateral 4.5, linha verti- cal — . 11 Relativamente ao numero d'escamas n'uma linha longitudinal os dois primeiros auctores não estão de accordo, pois um diz, proxima- mente. Gunther também não concorda com elles, pois diz que ha 45 escamas na linha lateral, e não em qualquer linha, como dizem os ou- tros auctores. Onde porém a discordância é maior entre os primeiros dois auctores e Gunther é na contagem das escamas da linha transver- 13 sal. Gunther diz que são — ou seja 27, os outros dois auctores dizem trinta, e trinta contámos no nosso exemplar. Acerca do numero de es- camas de uma linha longitudinal, contámos no nosso exemplar, n'uma linha qualquer 41 ; na linha lateral propriamente dita, porém, contámos 51, numero que é realmente bastante afastado de 45 e que levaria a suppor que se tratava de uma espécie nova; mas contando as escamas da linha lateral da figura de Cuvier, encontrámos 49, numero que é muito próximo do nosso. A discordância que se nota entre os differentes au- ctores não nos permitte uma affirmação segura sobre a determinação d'esta espécie, embora com bastantes motivos a julguemos o L. aucto- rum. Genus GEERES, Cuv. 16. Garres melanopterus, Blkr. Poiss. de Gninée, p. 44, tab. VIII, fig. 1. N. indig. — Parente. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Angolares; — (6) logo-Iogo. 1 « . . . On en compte euviron quarante-cinq sur une ligne longitudinal, et trente sur une verticale». ~ Loc. cit.^ p. 320. — «. . . forty five in a longitudinal row and thirty in a ver- tical line». — Loc. cit.^ p. 88. 106 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS Genus DENTEX, Cuv. 17. Dentex macrophthalmus, Bloch. Sparus macrophthahnus , pi. 272. — De^ifex rnacro2)hfhalmus, Cuv. etYa\'., Hisf. nat. des Poiss.^ t. vi, p. 227. — Web. et Bcrth., Hist. nat. des lies Canaries, p. 37. — Griíich., Expl. Sc. Alger. Poins..^ p. 51. — Guuth., Cat. Fish. Brit. Mus., p. 370. N. indig. — Vermelho-fundo . Habitat: Ilha de Thoraé; — S. Miguel. Esta espécie é considerada pela maioria dos naturalistas como pertencendo exclusivamente ao Mediterrâneo. Webb et Berthelot en- contraram-n'a nas Canárias, mas não temos noticia que até agora te- nha sido mencionada em trabalhos ichthyologicos como pertencendo á fauna de regiões situadas para o sul d'aquelle arcliipelago. Dizem Webb e Berthelot que nas ilhas Canárias {loc. cit.) esta espécie se encontra a cincoenta braças e mais de profundidade. Pro- virá o seu nome indígena d'esta circumstancia e da cor que ostenta? 18. Dentex íilosus, Vai. in Webb et Berth., Hist. nat. des iles Can. Poiss., p. 37. — D. filamentosirs, pi. VI, fig. 1. — Guich., Expl. Alg. Poiss., p. 52. — Gunth., Loc. cit., t. i, p. 371. N. indig- — Pargo. Habitat: Ilha de S. Tliomé; — Diogo Nunes. Genus SMARIS, Cuv. 19. Smaris melanurus, Cuv. et Vai. Hist. nat. des Poiss. ^ t. vi, p. 422. — Guuth., Loc. cit., t. i, p. 389. — Steind., Beitr. Kennt. Fisch. Afrika's, p. 10 e seg. tab. II, fig. 2. Habitat: Ilha de S. Thomé. Exemplar pertencente ao Museu da Universidade. PHTSICAS E NATURAES 107 Fam. MULLIDAE, Gray Genus MULLUS, Linn. 20. Mullus surmuletus, Linn. Syst. Nat. i., p. 476. — Bloch., Loc. cit., tab. 57. — Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss., t. III, p. 433. — Guich., Exp. Alg. Poiss.^ p. 38. — Gunth., Loc. cit.^ 1. 1. p. 401. Habitat: Ilha de S. Thomé." Formula das barbatanas dos nossos exemplares, todos indivíduos novos : D. 7Í A. - 3' 7 Grunther cita um exemplar d'esta espécie encontrado na Madeira, mas não temos noticia que ella tenha sido encontrada mais para o sul d'esta ilha. Os exemplares que observámos pertencem ao Museu da Universidade e foram enviados áquelle estabelecimento scientiíico pelo sr. Quintas. Ultimamente o sr. Newton tem-nos também enviado alguns exemplares d' esta espécie. Genus UPENEUS, Cuv. et Vai. 21. Upeneus prayensis, Cuv. e Vai. Hist. nat. des Poiss. ^ t. iii, p. 485. — Gunth., Loe. cit.., t. i, p. 409. — Pseudu- peneus Prayensis, Bleck., Poiss. Guiné, p. 50, tab. XI, fig. 1. N. indig. — Sahnonete. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Morro Peixe; — (h) Angolares; — (c) Diogo Nunes. Concordamos com M. de Rochebrune que o sub-genero Pseudu- peneus de Blecker não deve conservar-se porque é realmente bem frá- gil a base em que assenta a distincção estabelecida pelo auctor hollan- dez: (í Dentes maxillis conici^ intermaxillares hiseriati, serie externa ex parte retrorsum curvatí, inframaxillares uniseriati, vomerini et palatini nuUi»^^ sem que tenhamos podido reconhecer outros caracteres que legitimamente justifiquem a divisão que elle creou; mas o que nos pa- rece não menos justificado são as palavras de M. de Rochebrune acerca d'este assumpto: «nous avons acquis la certitude que Bleeker avait mal 1 1 Loc. cit. 108 JOKNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS vu et que, dans Time et Tautre espèce, les dents, aux deux machoi- res, sont sur une seule et unique rangée»*. M. de Rochebrune affirma o que acabamos de transcrever, em presença dos exemplares typos de Cuvier, e dos que foram colhidos nas suas explorações. N'um exemplar de Upeneus prayensis, existente no Museu de Lis- boa, os dentes teem a disposição que Bleeker descreve, e figura na ta- boa XI. Parece-nos portanto difficil de admittir que Bleeker não visse o que desenha e que de resto é confirmado pelo nosso próprio exame. Todavia se isto não basta a M. de Rochebrune, Jeuyns descreveu a dentição como a descreve Bleeker, pois este auctor diz: «M. Gunther ne parle pas de cette dentition remarquable des deux espèces, mais Jenyns, dans son article sur V Upeneus prayensis, la décrit três bien»^. Parece-nos pois certo, que Bleeker não se enganou; o que todavia, nos parece não menos certo, é que os caracteres apontados por elle, para a creação do sub-genero, são meramente accidentaes, pois só os observámos n'um único exemplar. Fam. SPARIDAE, Richard Genus BOX, Cuv. 22. Box vulgaris, Cuv. et Vai. Hist. nat. des Foiss.^ t. vi, p. 348, pi. CLXI. — Boops caimriensiSjYa].^ Hist. nat. des iles Caiiaries, Poiss.^ p. 35. — Boxvulgaris.)Gmch.,Expl.Sc.d'Al- gérie, p. 54.— Giinth., Loc. cit., t. i, p. 418. Habitat: Ilha de Thomé. Exemplar pertencente ao Museu da Universidade de Coimbra. Genus LETHRINUS, Cuv. 23. ?Lethrinus atlanticus, Cuv. et Vai. IT/st. nat. des Poiss., t. vi, p. 275. — Gunth., Loc. cif., t. i, p. 460. — Stehid., Beitr. Kennt. Fish. Afrika's, p. 120 e seg. tab. III, fig. 2. N. indig. — Bica. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Diogo Nunes; — (b) Fernão Dias. Ilha do Príncipe; — Ilheo das Rolas. Um dos nossos exemplares mede 0^,26. Exemplares pescados em dezembro. 1 De Rochebrune, Faune de la Sán-gamhie, Poissons, p. 53 e seg. 2 Bleeker, Loc. cit.^ p. 57. PHYSICAS E NATOKAES 109 Genus PAGRUS, Cuv. 24. Pagrus vulgaris, Cuv. et Vai. Hist. nat. cies Poiss.^ t. vi, p. 142, tab. CXLVIII. — Vai., Hist. nat. des iles Can. Poiss-i p. 32. — Guichenot, Expl. Sc. d'Alg. Poiss., p. 49. Habitat: Ilha de S. Thomé. Um individuo novo. 25. Pagrus Ehrenbergii, Cuv. et Vai. Hist. nat. des Poiss., t. vi, p. 155. — Gimth., Loc. cit.., t. i, p. 471. — Steind.; Beitr. Kennt. Fisch. Afrika's, p. 4, taf. V, fig. leia. Habitat: Ilheo das Rolas. Individuo novo, medindo O'", 16. Genua CHAETODON, Artedi 26. Chaetodon striatus, L. r Mus. Ad. Fried. i., pi. XXXlII, fig. 7. — Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss,., t. VII, p. 10. — Gunth., Loc. cit.., t. ii, p. 8. N. màig.— Tchim-cM. Habitat: Ilha de S. Thomé — Diogo Nunes. Bleeker no seu livro Poissons de Gkdnée, diz que existe no Museu de Leyde um pequeno Sarathrodus da costa de Guiné (Elmina), que julga ser um individuo novo da espécie Chaetodon .striatus^ L. Vejamos porém qual é a base da supposição de Bleeker: «L'in- dividu d'Elmina (diz elle) n'a pas seulement perdu les couleurs et les écailles, mais toutes ses épines, et les os operculaires et de la bouche, bien qu'ayant les formes normales, sont moUes et flexibles, ou pour ainsi dire rachitiques». Não pode deixar de ser bem duvidosa a determinação de uma espécie á vista de um exemplar nas condiç»^es supra mencionadas, e tanto assim é, que Bleeker nào affirma terminantemente, mas diz, /tí h croisj etc. Depois de Bleeker em nenhum outro livro de ichthyologia africana se faz menção d'esta espécie, que vive no Atlântico, nas cos- tas da America tropical. O exemplar, que temos presente, é sem duvida alguma de iim in- dividuo novo, mas perfeito na constituição de cada uma das suas par- tes. Fica pois assignalado que o C striatus^ L. existe na costa dAfrica. Notamos porém as seguintes diíferenças, comparando o ncsso exemplar, com o que a respeito d'esta espécie diz Gunther: JOKN. DE SCIJONC. MATH. PHYS. E NAT. 2.'^ SEUIE N." VI. 8 110 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEM ATIÇAS 12 3 8 D. — , A. — . L. lat. 38, L. transver. — 21' 18 ' • 16 Vêem-se apenas três fachas escuras, a primeira e a segunda no logar que lhe assignala Gunther; a terceira e a quarta, que este auctor diz serem confluentes no seu inicio, oíFerecem no nosso exemplar uma disposição particular. Não ha duas fachas, mas uma só, mais larga, n'alguns pontos mais do dobro, que a precedente, que se prolonga até á anal, e que é menos accentuada, mais clara do que as outras. A quinta facha é quasi invisivel. A mancha escura que existe, segundo Gun- ther, nos individuos novos, vê-se no nosso exemplar, e occupa na parte molle da barbatana dorsal, o espaço comprehendido entre o quarto e o decimo raio. Não é completamente orlada de branco, mas somente na sua parte mais externa. Comprimento total da extremidade do focinho á ponta da cauda : 0>",06. Faji. SQUAMIPINNES, Cuv. Genus EPHIPPUS, Cuv. 27. Ephippus gigas, Cuv. Regne Ânim. — Agass. in Spix, Genera et Spec. Pise. BraziJ, p. 113, tal). XLt. — Cuv et Vai., Hist. nat. des Poins.^ t. vii, p. l"iál, pi. CCIV'. — Dekay, New York Fauna Fish.. p. 99, pi. XXIII, fig. 71.— Guath., Loc. cit., t. ii, p. 61. N. ind. — Patã-Patá. Habitat: Ilha do Principe — Praia Salgada. Até agora, segundo cremos, o E. gorcensis, era a única espécie do género Ejihippiís conhecida da Africa occidental (Ilhas de Cabo Verde); todavia os dois exemphires que temos presentes não podem ser inclui- dos n'ella. A existência de fachas, o numero de espinhos e raios das barbatanas, e a circumtancia de ser o terceiro espinho o maior, excluem a possibilidade de serem os individuos que possuímos os representantes do E. gorcensis. A formula das barbatanas: D. 8 20-21' 17 levar-nos-hia, sem mais exame, a procurar se realmente os exempla- res em questão representavam o E. gigas; mas a presença de fachas perfeitamente nítidas e accentuadas no mais pequeno dos nossos indi- viduos, medindo O™, 125 de comprimento, visiveis ainda, mas somente d'um lado, n'um exemplar cujo comprimento é O™, 2, levar-nos-hia a crer que também se não trata do E. gigas, visto que, segundo a opi- PHYSICAS E NATURAES 111 nião imanime dos auctores acima mencionadas, os indivíduos d'esta espécie teem uma cô-r uniforme. Além d'isto a falta do osso interkae- mal mais confirmava esta opinião. Lendo porém e comparando as descripções d'esta espécie feitas pelos auctores que citámos, vimos que não eram concordes, e que eram o deficientes. Agassiz diz que a formula da dorsal é — , emquanto que Cuvier diz que é 8 — , Agassiz diz que o primeiro raio das barbata- nas ventraes é muito comprido, emquanto que Dekay diz que o se- gundo raio é filamentoso e não se refere ao primeiro. Além d'isto, ainda, Cuvier diz que o terceiro espinho da dorsal é agarnie de son lamheau memhraneuxs) ^ evao^vamio que, nem Agassiz, nem Dekay, dizem coisa alguma a este respeito; e o que é mais notável é que a figura de Dekay não só não representa nenhuma parte mem- branosa, mas o terceiro raio é representado muito curto, quando a descripçâo de Cuvier diz que as anageoires sont disposées comme dans le E.faher», e dizendo também, que o terceiro raio é o mais comprido. Quando descreve as barbatanas dorsaes do E. faher, Cuvier diz que o terceiro raio é um quarto da altura total. A figura de Spix mostra que o raio maior é o primeiro e muito mais pequeno que um terço da altura total. Dekay diz precisamente que a sua descripçâo tem naturalmente todas as incorrecções que derivam de uma descripçâo feita em pre- ■sença de um exemplar conservado. Gunther não viu esta espécie, e no seu catalogo menciona ape- nas o osso interhaemal conservado no Museu de Londres. Apesar de não ter encontrado nos exemplares do Museu de Lis- boa a disposição do osso interhaemal^ tal como Cuvier a descreve, e que elle considera como um dos característicos d'esta espécie, todavia não duvidamos inscrever os nossos exemplares sob a designação de E. gigas. Cuvier, falando do osso interhaemal, diz que augmenta com a edade. Ora os nossos exemplares são evidentemente de indivíduos novos, pois Cuvier diz que viu um individuo de 16 pollegadas (0",4} e Dekay re- fere-se a um exemplar de lõ pollegadas. Os nossos exemplares, como já dissemos, teem muito menores dimensões. Relativamente á existência de fachas, caracter que o E. gigas não apresenta^ e que teem todavia os nossos exemplares, farei notar, que as fachas são perfeitamente visíveis no exemplar mais pequeno, mas muito menos no exemplar maior, e que são mesmo quasi comple- tamente invisíveis n'uma das faces d'este. Será licito talvez admiítir que as fachas existem, mas somente na juventude^ perdendo-as total- mente os adultos. A crista do craneo, o numero dos raios espinhosos, a descripçâo da fronte, olhos e narinas, a relação do comprimento da cabeça para o comprimento do corpo, etc, tudo nos leva a crer que os nossos exemplares pertencem á espécie E. gigas, Cuv. 9* 112 JORNAL DE SCIENCIAS MATHE3IATICAS Diz Cuvier {Loc. cit., p. 122) que o Cabinet du Boi tinha rece- bido de Lisboa em 1808 um individuo d'esta espécie etiquetado en- seada e guarerva. Este exemplar provinha naturalmente do Brazil e foi um dos primeiros, senão o primeiro, que Cuvier observou. Fam. TRIGLIDAE, ILàuP. Genus SEBASTES, Cuv. et Vai. t 28. Sebastes kuhlii, Bowd. Exc. in Mad.^ p. 123. — Lowe, Fishes of Madeira, p. 14Õ. — Gunth., Loc. ciL. t II, p. 102. N. indig. — Canga. Habitat: Ilha de S. Thomé; — S. Miguel. Kão conheço nenhuma obra que dê noticia d'esta espécie para o sul das Canárias, aonde até agora as obras sobre ichthyologia a confi- navam. No exemplar que temos presente notamos o seguinte: a altura do corpo é comprehendida um pouco mais de quatro vezes no compri- mento do corpo, differindo portanto pelas medidas do que diz Gunther, 2 pois segundo este auctor, a altura do corpo é comprehendida 3 — , e segimdo Lowe 3 vezes, ou 3 — nos individues mais pequenos (Loc. cit., p. 116) no comprimento. A disposição dos espinhos da dorsal ó perfeitamente concorde com o que diz este ultimo zoologo; o terceiro espinho é o mais des- envolvido e não muito mais que os outros. As manchas da dorsal, bera como as do dorso são negras (exemplar conservado em álcool) e muito juntas na porção mediana da dorsal molle. Formula das barbatanas conforme com a de Gunther. Genus SCORPAENA, Artedi 29. Scorpaena senegalensis, Steind. Beitr. Kennt. Fish. Afrika's, p. 15-16, tab. IV. N. indig.- — Mé-mulê. Habitat: Ilha de S. Thomé. — (a) Fernando Dias. — (5) Diogo Nu- nes (março). Os exemplares que estudámos teem na abdominal as manchas que Steindachner lhe assignala, e a extremidade da barbatana é escura, ennegrecida. A peitoral tem 20 raios % não 19. Entre o sexto e o se- PHTSICAS E NATURAES 113 timo espinho notámos uma manclia violácea. De resto os caracteres dos nossos exemplares concordam com os que Steindachner menciona. Comprimento de um dos exemplares O™, 29. Fam. TRACHINIDAE, Gunth. Genus TRACHINUS oO. Trachinus radiatus, Cuv. et Vai. Eist. nat. des Poiss.. t. iir. p. 250. pi. LXI. — Gruntb., Loe. cíí., t. ir, p. 236. — Yal. in Webb. et Bertlielot, Hist. nat. des iles Canaries, p. 15. N. indig. — Lainha dé plé (rainha da praia). Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Morro Peixe; — (5) logo-Iogo. Dos livros que se occupam de peixes de Africa apenas o de Valenciennes {Loc. cit.) aponta esta espécie como tendo sido colhida •em Africa, nas Canárias. A maioria dos auctores designa como seu ha- bitat, apenas, o Meditterraneo. A formula dos espinhos do nosso exemplar concorda com a que apresenta Valenciennes, e na obra d'este, citada acima; a qual é diffe- rente da que menciona a Hist. nat. des Poiss. do mesmo auctor e de Cuvier. A cor da primeira dorsal não é negra como diz Grunther, mas tal como Cuvier a descreve. As manchas da dorsal não são negras, mas amarelladas, orladas por uma linha negra; nos exemplares conservados em álcool, são egual- mente amarelladas as manchas da anal. Fachas formadas por pequenas manchas quadrangulares descem obliquamente da linha lateral, dirigindo-se para deante, para o lado da cabeça. Nos dois exemplares que temos presentes, ha apenas um espinho préorbital forte e nenhum sobre a orbita. Cuvier e Valenciennes, em qualquer das obras citadas, nada dizem acerca dos espinhos pré ou supraorbitarios, que todavia Gimther menciona. 26' 26 No exemplar de logo-Iogo a formula da dorsal e anal é a seguinte: D. -, A. - 26' 25 Exemplares colhidos em maio. A Lainha dé plé é um dos raros peixes que os indigenas de S. Thomé não comem. A ferida produzida pelos espinhos é considerada como envenenada. Sabe-se, depois dos es- 114 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS tudos feitos sobre os peixes toxicophoros, quanto esta crença acerca dos peixes d'esta familia, é perfeitamente justificada. Fam. POLYNEMIDAE, Eichard Genus GALEOIDES, Gunth. 31. Galeoides polydactylus, Vahl. In Skriv. Katurh. Sdsk.^ t. iv, p. 158. — BI. Schn., p. 19. — P. dekadactylus^ Bloch, tab. CDT.— Cuv. et Vai., Hisf. nat. cies Poiss., t. iii. p. 392.— P. Eii- neadactylus, Cuv. et Vai., Loc. cit.^ t. vii, p. 518. — Gunth., Loc. cit., t. ii, p.^ 332.— Steind., Fish. des Sénég., p. 33, tab. XI. N. indig. — Barbudo. Habitat: Ilha de S. Tliomé; — (a) Morro Peixe; — (ò) logo-Iogo. Os filamentos dos nossos exemplares não são incommensuraveis- como diz Gunther (of inconsiderable length), mas taes como Steinda- clmer figura e descreve. Fam. SPHYRAENIDAE, Blkr. / Genus SPHYRAENA, Artedi 32. Sphyraena Bocagei, nov. sp. N. indig. — Bacuda. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Praia das Conchas; — (5) logo- logo; — Ilheo das Rolhas. D. 5 y, A. p L. lat. 135 Hauteur du corps contenue un peu plus de 9 — , longueur de Ia tête . * '^ 2 comprise u npeu plus de 3 — , dans la longueur totale; hauteur de la tête comprise 3 dans sa longueur; diamètre de Toeil presque 6 dans la lon- gueur de la tête; Tespace inter-oculaire égal au diamètre de Tceil; ce diamètre compris 2 — dans Tespace post-oculaire et 5 — entre le bord de Torbite et le bout du maxillaire supérieur; 44 dents petites, sur cha- que moitié du maxillaire supérieur, et toutes de même grandeur, pro- chainement, quelques unes semblent doubles; 2 canines placées, de PHYSICAS E NATURAES 115 même, sur un seul des côtés; des dents sur les os palatins et sur la langue, ces dernières sont sur ses côtés et três petites; 18 dents au maxillaire inférieur, sur une seule moitié; 2 à rextrémité du maxillaire et sur sa ligne médiane, ils se logent au maxillaire supérieur et pres- que le traversent; les dents du maxillaire inférieur decroissent de der- rière en avant. L'opercule a une seule pointe emoussée. Longueur de Ia pectorale comprise 12 dans la longueur totale, et un peu plus lon- gue que Tabdominale. L'origine de cette dernière est plus proehe du bout du maxilaire inférieur que de Textrémité de la caudale. La diôerence entre ces deux distances égale, à peu-près, à Fes- pace compris entre les deux dorsales. Cette longueur est comprise un peu plus de õ — dans la longueur totale. Ce poisson est brun noir en dessus et argente sur les côtés; quel- quefois blanc sur Tabdomen (exemplaires conserves dans Talcool). Le plus grand de nos individus, indubitablement un jeune, mésu- rant 0™,2õ. On connaissait déjà trois espèces de ce genre de TOcéan Atlan- tique, le Sjjhyraenn vulgaris^ Cuv. et Vai., le S. picuda, BI., le S. du- hia, Blkr. L'espèce que nous signalons diífère par bien de caracteres de celles-ci que je viens de nombre. Le nombre des écailles de la ligne laterale et des dents, les dimensions, sont autants de caracteres bien tran- ches, pour la faire distinguer. Nous dédions cette espèce au vénerable savant portugais, M. du Bocage, comme un hommage de notre reconnaissance et comme un gage d'attachement. Fam. SCOMBRIDAE, Cuv. Genus CYBiUM, Cuv. 33. Cybium tritor, Cuv. et Vai. Hist. nat. des Poiss , t. viii, p. 176, pi. CCXVIII. — Gunth., Loc. cit.^ t. ii, p. 372. N. indig. — Cavalla. Habitat: Ilha do Príncipe; — Bahia de Santo António. 34. Cybium maculatum? Agass. in Spix, Pise. Brasil, p. 103, tab. LX. — Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss.^ t. VIII, p. 181. — Gunth., Loc. cit.^ t. ii, p. 372. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Morro Peixe. N. indig. — Pixe sela (Peixe serra). 116 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS A única espécie do género Cyhium, conhecida, até agora, nos ma- res d' Africa, é o Cyhium tritor, Ciiv. Os exemplares que recebemos da ilha de S. Thomé não pertencem a esta espécie: 1.° porque a formula das barbatanas do C. tritor, segundo Cuvier, é a seguinte: D. lôf-^llX-X, A.-?— IX-X L13-I4J ' 13-14 e a dos nossos quatro exemplares pode representar-se assim: Esta formula não é também a do C. maculatum, mas é todavia mais próxima d'ella, pois segundo Gunther é a seguinte: D. 17 f-l IX. A. - IX. L15J lõ 2.° A altura do corpo é egual ao comprimento da cabeça como no C. tritor, mas é contida 5 vezes no comprimento total e não 5 — vezes como n'aquella espécie. O comprimento da cabeça do C. maculatiim é 5 — no comprimento total. A linha lateral, nos exemplares que temos presentes, é como os auctores supra mencionados descrevem no C. maculatum. A dorsal é negra. até ao sexto raio, e somente no bordo superior, no resto da sua extensão. No C. tritor, a dorsal é negra em toda a extensão, e no C. \\\acu- latuTn, somente a parte anterior, segundo Gunther, até ao oitavo ou nono raio, diz Cuvier. Faltam nos exemplares que possuimos as manchas negras a que se refere Cuvier e outros auctores-, manchas que são amarellas nos in- dividuos vivos, segundo Dekay. A diagnose de Cuvier do C. tritor, é feita em presença de um individuo medindo 0'",C5; a do C. macula- tum em presença de um exemplar medindo (P,4õ, e a descripção de Dekay d'esta mesma espécie, á vista de um exemplar das mesmas dimensões, approximadamente. O maior dos nossos exemplares mede apenas 0°\13. Em conclusão, os caracteres que notámos, não nos permittem affir- mar que se trata precisamente do C. tritor, ou do (7. maculatum, mas dizer, apenas^ que a espécie que estudámos é mais vizinha d'esta do que d'aquella. Accresce ainda outro caracter para tomar mais próxima a vizinhança, as barbatanas dos nossos exemplares é conforme ao que d'ellas diz Dekay, quando fala do C. maculatum. A falta das manchas será talvez devida á edade, pouco adeantada, dos nossos indivíduos. Emfim, ulteriores investigações nos permittirão, talvez, accentuar PHYSICAS E NATURAES 117 definitivamente a que espécie pertencem, ou saber se se trata de uma espécie nova. Genus ECHENEIS, Artedi. 35. Echeneis naucrates, Linn. Syst. Nat. t. i. p. 446.— BI., Loc. cit.. t. iv, p. 1097, tab. OLXXL— Vai. in Webb. et Berth., Hist. nat. des iles Cariaries, Poiss.^ p. 87. — Gunth., Loc. cit., t. II, p. 384. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Praia Lagarto ; — N. indig. Canna- Leme. — Ilha do Principe — N. indig. Pegador (sr. dr. Jacintho Antó- nio de Sousa). Vinte e três laminas no disco sugador. Exemplar medindo 0™,2õ de comprimento. No indi^^duo que temos presente o comprimento do disco é com- prehendido 4 vezes, e um pouco mais de um quinto no comprimento total. A extremidade dos lobos caudaes esbranquiçados, como faz no- tar M. de Rochebrune [Faune de la Stnégambie, Poissons, p. 74), mas o bordo, tanto da dorsal como da anal, é branco. FaxAI. CARANGIDAE, Owen Genus TRACHURUS, Cuv. et Vai. 36. Trachurus trachurus, Linn. Scomher trachurus — Syst. nat., t. i, p. 494. — BI., tab. LVI. — Caranx tra- churus, Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss., t. ix. p. 11. pi. CCXLVI. — Grui- chen.. Exjíl. Algér. Poiss.., p. 61. — Trachurus trachurus, Grunth., Loc. cit., t. II, p. 419. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Fernão Dias. Steindachner, Rochebrune, Bleeker, Valenciennes, Gruichenot e Dumeril não mencionam esta espécie, que todavia Gunther diz que se tem encontrado desde as costas da Europa até ao Cabo da Boa Esperaça, Mar das índias, etc. Apenas achámos em Cuv. et Vai. (Loc. cit.) que fora colhida em Teneriffe. E notável que nenhum dos au- ctores que acabamos de citar e que escreveram sobre ichthyologia africana a mencionem; o próprio dr. Gunther, que tem a opinião qu9 acabamos de expor, não menciona no seu catalogo nenhum exemplar d'esta espécie proveniente de qualquer parte do Oceano Atlântico, comprehendido entre a Madeira e o Cabo da Boa Esperança. 118 JOKNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS Genus CARANX, Cuv. et Vai. 37. Caranx crumenophthalmus, Lacép. T. IV, p. 107. — Cuv. et Vai., Hut. Nat. des Poiss.^ t. ix, p. 62. — Guuth., Loa. cií., t. II, p. 429. N. indig. — Garapào. Habitat: Ilha de S. Thoméç — logo-Iogo. Colhido em maio. 38. Caranx carangus, Cuv. et Vai. Hist. nat. des Poiss.., t. ix, p. 91. — Gunth., Loe. cíY., t. ii, p. 448. — Steind., Fish. Des. Sénéff.., p. 36. N. indig. — Cocovado, e Corcovado. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Morro Peixe. — (6) logo-Iogo. Alguns exemplares de individuos novos. 39. Caranx alexandrinus, Geoffr. Descrip. Eg. Poiss., pi. XXII, fig. 2. — Scyrís alexandrina, Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss., t. ix, p. 152. — Gallichtys aegyptiacus (Éhr.), Cuv. et Vai., Loc. cit.., t. IX, p. 176. — Gunth., Loc. cit.. t. ii, p. 4r)5. Habitat: Ilha de S. Thomé. N'um dos exemplares do Museu de Lisboa ha um espinho mais na dorsal além dos que menciona Gunther. Genus ARGYREIOSUS, Lacép. 40. Argyreiosus setipinnis, Gunth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. ii, p. 158. — Steind., Fish. des Sénég..^ p. 38. N. indig. — Patá-Patá. Habitat: Ilha do Principe; — Praia Salgada. Genus MICEOPTERYX, Agass. 41. Micropteryx chrysurus, L. Scomber chrysui-us, L., Syst. nat., i, p.494. — Micropteryx cosmopolita, Agass. in Spix, Pise. Brás., p. 104, tab. LIX. — Seriola cosmopolita, Cuv. et Vai., Loc. cit., t. IX, p. 219, pi. 259. — Gunth., Loc. cit., t. ii, p. 460. N. indig. — Bebeca. PHYSICAS E NATURAES 119 Habitat: Ilha de S. Thomé; — logo-Iogo. D. si A. 2Í 26 16 Genus LI CHI A, Cuv. 42. Lichia amia, Linn. Scomber amia, Lina, Syst. nat., t. i, p. 495. — Lichia amia, Cuv. et Vai., Loc, cit.^ t. VIII, p. 348. — Gunth., Loc. cit.^ t. ii, p. 476. N. indig. — Bébéca-bôbô. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Morro Peixe. N'um exemplar pertencente ao Museu da Universidade de Coim- bra, e medindo um decimetro de comprimento da extremidade do fo- cinho á ponta da cauda, nota-se o seguinte : a primeira dorsal tem seis espinhos, não contando com o primeiro que está voltado para deante; a altura do corpo, medido entre o primeiro raio dorsal e a raiz das abdominaes, conta-se trez vezes entre a bifurcação da cauda e a ex- tremidade do focinho. O maxillar não alcança a vertical tirada do bordo posterior da orbita. A linha lateral encurva-se em sentido con- trario ao que habitualmente se vê nos individuos d'esta espécie. Este individuo ó um hybrido das espécies L. glauca e L. amia, ou deve ser considerado como o representante de uma espécie nova? Ulterio- res investigações nos conduzirão, talvez, a firmar uma d'estas idéas. 43. Lichia glauca, Linn. Scomber glaucus, Linn, Syst. nat., i, p. 494. — Lichia glaucus, Risso, Eurp. Merid., t. iii, p. 429. — Cuv. et Vai.. Hist. nat. des Poiss.. t. viix, p. 358, pi, CCXXXIV.— Vai. in Webb. et Berth., Hist. nat. des iles Can.. p. 56, pi. XIII, fig. 1. — Gunth., Loc. cit.., t. ii, p. 477. — Steind., Fish. des Sénég.^ p. 39. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Morro Peixe; — (6) logo-Iogo. — N. indig. — Bebéca-hlanco, ou simplesmente Béhéca. Ilha do Príncipe; — Bahia de Santo António. — N. indig. — Rabo- tijella. Ilheo das Rolas. — N. indig. — Bébêca. Formula das barbatanas do exemplar proveniente de Ilheo das Holas: D. 6Í A. 2^ 24' 23 2 A altura do corpo é comprehendida 2 -7-, algumas vezes um pouco 120 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS mais de 3, no comprimento total. Um exemplar medindo O™, 14 com as manchas que Valenciennes figura, (loc. cit.) e que segundo Gunther são, ás vezes, indistinctas. Genus TRACHINOTUS, Lacép. 44. Trachinotus goreensis, Cuv. et Vai. Hist. nat. des Poiss.^ t. viii, p. 419. — Grunth., Loc. cit., t. ii, p. 483. — Steind., FisJi. des Sénég., p. 39. N. indig. — Béhéca-hlanco . Habitat: Ilha de S. Thomé; — Morro Peixe. Encontro no nosso exemplar, ao longo da linha lateral, uma serie de manchas escuras que os livros não mencionam. Fam. GOBIIDAE, Owen Genus PERIOPHTHALMUS, BI. 45. Periophthalmus papilio, BI. Schn., ]). 63, tab. XIV. — Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss., t. xii, p. 190, pi. CCCLIII. — P. koelreuferi, var. e impilio, Guatli., Loc. cit., t. in, p. 99. Habitat: Ilha de S. Thomé. Enviado pelo sr. Taborda. Fam. PEDICULATI, Cuv. Genus ANTENNARIUS, Commers. 46. Antennarius vulgaris, Cuv. et Vai. Chironecfes pardalis, Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss., t. xii, p. 420, pi. CCCLXIII.— Gunth., Loc. cit., t. ui, p. 198. Habitat: Ilha de S. Thomé, Comprimento 0",1. No Museu de Lisboa existe um exemplar de Antennarius^ mandado pelo sr. F. Newton, de S. Thomé; mas não po- demos affirmar com segurança, embora tenhamos razão para crer, que PHYSICAS E NATURAES 121 é um representante da espécie que acabamos de mencionar. O exem- plar está muito resequido. A cor, porém, é differente da de outros indivíduos d'esta espécie que temos observado, é quasi negra; mas o numero e disposição de espinhos e manchas, na dorsal, caudal e anal é a mesma, proximamente, que no A. vulgaris. aenus SALARIAS, Cuv. 47. Salarias atlanticus, Cuv. et Vai. Hist. nat. des Poiss., t. xi, p. 321. — Lowe, Trans. Zool. Soe, t. ii, p. 185 e t, III, p. 9. — Gunth., Loc. cit., t. iii, p. 242. Habitat: Ilha de S. Thomé. Esta espécie era conhecida no Atlântico, nas costas occidentaes da America e na Madeira. Para o sul d'esta ilha não nos consta que tenha sido encontrada e mencionada em trabalhos anteriores á nossa publicação. Observámos cinco exemplares pertencentes ao Museu da Univer- sidade de Coimbra, dos quaes o maior media 0"\11. A formula das barbatanas é a seguinte: D. 34, A. 24 Tem uma cor negra quasi preta, excepto na região abdominal e no bordo superior e inferior da caudal e superior da dorsal, que são es- branquiçados. O decimo segundo espinho é de tal modo mettido na pelle que mais se conhece talvez pelo tacto do que pela vista. Esta disposição levaria ao estabelecimento da formula de Cuvier, tão discor- dante da de Gunther, e que é realmente a verdadeira? Fam. BLENNIDAE Genus CLINUS, Cuv. 48. Clinus nuchipinnis, Quoy et Gaim. Voy. Uranie. Zool, p. 255. — Clinus pedinifer, Hist. nat. des Poiss., t. xi, p, 374. — C. capillatus, Idem, p. 377. — C. nuchipinnis, Gunth., Loc. cit., t. iii. p. 262. N. indig. — Maruja. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Angolares; — (b) Diogo Nunes. Em dois exemplares que observámos, notámos, que em um d'elles, havia apenas 17 raios e n'outro 18, na anal, e não vinte como diz Gun- ther e Dekay. 122 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS Fam. ACRONURIDAE, Gunther Genus ACANTHURUS, BI. . 49. Acanthurus chirurgus, Blocli. ' Schn., p. 214. — Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss.^ t. x, p. 168. — A. plileboto- mus, Cuv. et Vai., Idem, t. x, p. 176, pi. CCLXXXVII.— J.. chirurgus, Guuth., Loc. cit.^ t. III, p. 329. N. indig. — Asno na setta. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Diogo Nunes. A mancha que rodeia o aculeo é amarella. M. de Rochebrune diz que c vermelha alaranjada. Os raios superiores da caudal são mais com- pridos que os inferiores. Segundo uma crença indigena, o ferimento feito com o espinho de que esta espécie é armada, é envenenado. Fam. MUGILIDAE, Bleck. Genus MUGIL, Aitedi. 50. Mugil cheio, Cuv. Begne anim. — Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss.., t. xi, p. 50, pi. 309, — Guich., Expl. Alg. Poiss.^ p. 67. — Gunth., Loc. cit.., t. iii, p. 454. Habitat: Ilha de S. Thomé. Exemplar pertencente ao Museu da Universidade. Fam. FISTULARIDAE, Mull. I Genus FISTULARIA, Linn. 51. Fistularia tabaccaria, L. Mus. Ad. Fried. i., p. 80, tab. XXVI, fig. 2. — Guerin, Icon. Poiss.., pi. XLV, fig. 1. — Gunth., Loc. cit.., t. iii, p. 529. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Praia das Conchas. Dois individues muito novos ; não nos permittem as suas exiguas dimensões, nem á lupa, dizer com segurança se a dorsal e a anal teem 16 raios ou somente 15, como nos parece. Gunther em 1S61 dizia (loc. cit.) que um exemplar de um indi'- PHYSICAS E NATURAES 123 viduo muito novo, obtido próximo de St. Thomas's Island (Gulf of Guinea) pela expedição do Congo, provava a existência do género na costa d'Africa, e que o exemplar obtido n'esta região (very smallj per- tencia provavelmente á espécie de que nos estamos occupando. M. de Rochebrune diz em 1883, que cem annos antes da expe- dição do Congo já esta espécie tinha sido encontrada em Africa por Frazier, e cita as seguintes palavras d'este auctor: «il y a dans la «baie de Saint-Vincent, une infinité de poissons qui ont une «queue de rat et des taches rondes partout; un des ceux que nous «primes, qui avait six pieds de long, est fort semblable au Petimbuala (íBrasiliensis, de Marcgrave». M. de Rochebrune continua dizendo: «Cette simple observation prouve que le genre Fistularia était signalé «sur les cotes d'Afrique, environ cent et quelques années avant. ..» Capello antes da publicação da Faune de la Sénégambie, por M. de Rochebrune, aponta a Fistularia tabaccaria, L. entre as espécies da sua Lista de peixes da ilha da Madeira, Açores e das possessões por- tuguezas d' Africa. ^ E pois indubitável que a presença do género foi reconhecida em Africa por Frazier, mas a presença da espécie em Cabo Verde é assigna- lada por Capello, que viu exemplares adultos que existem no Museu de Lisboa, em quanto Gunther só manisfesta a sua opinião, em duvida, por ser muito pequeno o exemplar que possue, e diz: «probably be- longs to this species» (Fistularia tabaccaria, L.) Fam. GERRIDAE, Gunth. Genus GERRES, Cuv. 52. Garres melanoptenis, Blkr. Poiss. de Guinée, p. 44, tab. VIII, fig. 1. N. indig. — Parente. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Angolares; — (h) logo-Iogo. 1 Jorn. de Se. de Lisboa, t. iii, 1871. 124 JOKNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS Ord. II. ACANTHOP. PHARYNGOGNATHI, Mull Fam. POMACENTRIDAE, Gunth. Genus POMACENTRUS, Lacép. 53. Pomacentrus leucostictus, Miill. et Trosch. Scliomhurgk's Barbad.^ p. 674. — Gunth., Luv. cit., t. iv, jd. 31. Habitat: Ilha de S. Tliomé; — Angolares.* O género PomactntruSj ainda que habitando quasi exclusivamente o Oceano Indico, onde é representado por numerosas espécies, ó toda- via conhecido no Oceano Atlântico, principalmente nas costas da Ame- rica. Na Africa Occidental, tinha sido até agora encontrada uma única espécie, o P. Hmnyi, Rochebr. A espécie que é incluida hoje por nós, na lista dos peixes africanos, é uma das muitas espécies que das costas tropicaes d'America vêem á costa d'Africa. Kotamos bastantes diâerenças nos exemplares que observámos, sete, comparando os seus caracteres com o que diz Gunther na sua diagnose, a única que conhecemos. A maior parte d'elles teem a cor escura que este auctor lhes attribue (alguns estão ha cinco annos em álcool), outros, porém, em menor numero, teem a cor amarello-esver- deado nos ílancos, etc, que segundo Gunther se vê também n'esta espécie; mas tanto n'uns como n'outras as manchas azues esbranqui- çadas que se vêem na cabeça, dorso, etc, são visíveis nos nossos exemplares somente na cabeça, sendo as do operculo, préoperculo e préorbital, maiores e irregulares, e as da fronte e do espaço interorbi- tario pequenas e arredondadas. A parte da dorsal, que não está coberta d'escamas, é negra, parecendo, quando se levantam os espinhos, que ha uma estreita facha escura em toda a sua extensão. Não existe ne- nhuma mancha branca na base dos últimos raios da anal. O lóbulo su- perior da caudal é maior que o inferior (Gunther não se refere a este caracter). Os nossos exemplares maiores medem 0°,103. ^ Esta espécie, de que existe um exemplar proveniente das Ilhas de Cabo Verde, no Museu de Lisboa, e que foi enviado pelo sr. Ferreira Borges, não foi mencionada na lista dos peixes d'este archipelago que publicámos na pag. 277 e seg. do Jorn. de Sc. de Lisboa, 2.^ série, t. i. PHYSICAS E NATURAES 125 N'uin individuo novo vê- se, na anal, a mancha escura de que fala Gunther, mas sem as manchas azues, que segundo este auctor, existem em volta d'ella. Geuus GLYPHIDODON, Gill. 54. Glyphidodon saxatilis, L. Chelodon saxatilis, Linn., Syst. Nat. z'., p. 466.. — Glyphysodon saxatilis, Cuv. et Vai., Eist. nat. des Poiss., t. v, p. 446. — Glyphidodon saxatilis, Gunth., Loe. cit., t. IV, p. 35. Habitat: Ilha de S. Thomé ; — Diogo Nunes; — (juy.) Angolares, — N. indig. Tchimchi. — Ilha do Principe. O espaço comprehendido entre as fachas escuras é verde ama- rellado. (Exemplares conservados em álcool). N'um individuo novo, medindo 0^,068, as fachas são mais largas que o espaço comprehendido entre ellas, o contrario justamente do que se dá com os indivíduos adultos. O logar d'essas fachas também é um pouco diverso nos indivíduos novos : assim a terceira é compre- hendida entre o sétimo, oitavo e nono espinho, e prolonga-se até ao anus e primeiro raio espinhoso da anal; a quarta é comprehendida en- tre os últimos dois espinhos e os dois primeiros raios da dorsal, e pro- longa-se até ao quarto, quinto e sexto raio da anal; a quinta vae do espaço comprehendido entre o quarto, quinto, sexto e sétimo raio da dorsal e prolonga-se para lá dos últimos raios da anal. As fachas são um pouco obliquas de deante para traz. 55. Glyphidodon Hoefleri, Steind. Betr. Kennt. Fish. Afrika's, p. 27, tab. V, fíg. 2. Habitat: Ilheo das Rolas. Os exemplares que Steindachner descreve provém da Gorée e são um pouco menores que os nossos, os quaes medem um pouco mais de 0",21. 56. Glyphidodon chrysurus, Cuv. et Vai. Glyphisodon chrystirus, Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss..i t. v, p. 476. — Gly- phidodon chrysurus, Guuth., Loc. cit., t. iv, p. 57. Habitat: Ilheo das Rolas. No nosso exemplar, medindo 0"\16, maior, portanto, q-ue os exem- plares da mesma espécie examinados por Cuvier, notámos que as escamas que cobrem a base da anal, assim como as que lhe ficam mais próximas, teem uma mancha clara, manchas idênticas a estas se vêem nas que cobrem o préoperculo. E notável n'esta espécie a ex- trema mobilidade dos dentes superiores, os quaes são conformados á maneira de incisivos, e a pouca obliquidade da linha fronto-labial, e o modo como as barbatanas, principalmente a dorsal, são cobertas de JOEN. DE SCIESC. MATH. PHYS. E NAT. 2.* SEHIE N.° VI. 9 126 JORNAL DE SCiENCIAS MATHEMATICAS escamus. Estes caracteres seriam talvez sufficientes para a creação de um sub-genero. Esta espécie, segundo Cuvier, foi colhida na ilha de S. Thomaz por M. Plée. Como os francezes designam com este nome tanto a nossa ilha africana como uma ilha da America, temos duvidas sobre a procedência dos exemplares vistos por aquelle illustre sábio. Se os exemplares da coUecção Plée, como temos razões para crer, provém das Antilhas, então pertence-nos a prioridade, segundo cre- mos, da inclusão d'esta espécie nas listas dos peixes africanos. 'Genus COSSYPHUS, Cuv. et Vai. 57. CosByphiis tredecimspinosus, Gunth. C- jaf/onensis, Trosch., Ein Beitrag. ziir ichthyol. Faun. der Inseln des grii- nen Vorgebirgcs Arch. f. Naturg,, 32. — Jalirg. Bd., r, 1866, p. 229. — C. tre- deoirnspinosus, Steind., Beitr. Kennt. Fish. Afrika^s, p. 28, taf. VI, fig, 1. 1 a. N. indig. — Bulhão. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Diogo Nunes. A mancha que fica abaixo dos últimos raios da dorsal, e que se- gundo Steindachner e Gunther é branca, era cor de rosa nos nossos exemplares, e só depois de muito tempo de permanência em álcool é que se tornou branca. O maior exemplar mede 0,18. Fam. LABRIDAE, Cuv. Genus NOVACULA, Cuv. et Vai. 58. Novacula cultrata, Gunth. XyricJdhys cultratus, Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss.^ t. xiv, p. 37, pi. 391. — Novacula cultrata, Guuth., Loc. dit.., t. iv, p. 170. Habitat: Ilha de S. Thomé; — logo-Iogo — N. indig. Bulhão. — llheo das Rolas — N. indig. Laínha. Diz Gunther que as barbatanas ventraes são ligeiramente prolon- gadas. Nos •exemplares que temos á vista só o primeiro raio é consi- deravelmente maior que os outros, e isto está em harmonia com o que se vê na figura de Cuvier, e em desaccordo com o que este auctor re- fere na descr?pção d'esta espécie, em que diz, que o segundo e terceiro raio formam uma ponta delgada, do comprimento das peitoraes. N'um dos exemplares do Museu de Lisboa (conservado em álcool) nàf) existe a mancha prateada nos lados do abdómen, a que se refere Gunther, mas existe uma mancha escura, abaixo da linha lateral e logo PHYSICA» E NATURAES 127 atraz da peitoral. N'outros exemplares, porém, é ainda visivel a man- cha prateada. Esta espécie passa por venenosa na ilha de S. Thomé. Genus JULIS, Cuv. et Vai. 59. Julis pavo, Hasselqu. Lahrvs pavo, Hasselqu., Iter Palaesl.^ p. 339. — Julis pavo, Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss.^ t. xiii, -p. Sll^ pi. 386. — Julis turcica, Risso, Eur. Mérid.^ t. III, p. 299. — Lowe, Fish. of Madeira, p. 1 e seg., tab. I. — Gunth., Loc. cit.^ t. IV, p. 179. N. indig. — Rainha. Habitat: Ilha de S. Thomé; — [a] Angolares; — (h) Fernão Dias; — (c) Diogo Nunes. Achamos nos exemplares d'esta procedência as mesmas differen- ças que achou Bleeker [Poiss. de Gumée, p. 32), comparando-os com os exemplares do Mediterrâneo, differenças que todavia M. de Roche- brune não encontrou nos exemplares estudados por elle. A facha escura da barbatana dorsal começa a partir do primeiro es- pinho. As escamas do bordo superior do operculo são 4 — , e algumas vezes 3, como diz Bleeker. As estrias não são visíveis senão sobre o bordo préopercular. Notámos, todavia, este mesmo caracter n'alguns exemplares de Portugal. 60. Julis Newtoni, nov. sp. 8 3 D. — , A. — , L. lat. 27 lo 11 2 Hauteur du corps contenue 4 -;- dans la longueur totale ; longueur de la tête comprise 4 — fois ; espace inter-oculaire légèrement con- cave; ligne du profil supérieur de la tête presque droite; la première épine de la dorsale três courte, les suivantes plus longues, égales en- tre elles, plus courtes que les rayons; lobes de la caudale à peine s'ils sont produits; longueur des ventrales comprise 10 fois dans la lon- gueur totale et 1 — , prochainement, dans la longueur de la pectorale . O Couleurs de notre unique individu (conserve dans Talcool): la moitié supérieure est d'une teinte violâtre, elle ne se termine pas par une ligne tout-à-fait bien arretée, mais empiète par dentelures sur la moi- tié inférieure, jaune; le museau et Tocciput sont olivâtres; une bande large, de couleur violâtre va de la partie supérieure de l'opercule à Toeil; les pecíorales sont blanchãtres à pointe brunâtre, les ventrales 9* 128 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS blanches; dorsale brunâtre bordée de blanc; une moitié de Fanale blan- cbe, Tautre, violacée; également violacé le lobe inférieur de la cau- dale. Longueur de notre exemplaire O"", 85. Nous dédions cette espèce à M. Newton, notre vaillant et distin- gue naturaliste. Genus CORIS, Lacep. 61. Coris atlântica, Gunth. Gunth., Loc. cit., t. iv, p. 197. N. indig. — Rainha. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Diogo Nunes. 62. Coris guineensis, Blkr. Poiss. de la cote de Gninée, p. 31, tab. V, fig. 2. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Angolares; — Ilheo das Rolas. As cores do exemplar que temos presente diíFerem um pouco das que se vêem na estampa de Bleeker. A facha escura próxima da li- nha lateral é formada por pequenos losangos; ha uma facha amarella dentada terminando a segunda facha violácea. Os ocellos da caudal não são espalhados por ella, como diz Bleeker, mas formam fachas estreitas e curvas, transversaes. Genus SCARUS, Forsk. 63. Scarus cretensis, Aldrov. Aldrov., p. 8. — Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss.^ t. xiv, p. 164, pi. 400. — Scariis canariensis, ^Val. in Webb. et Berth., lies Canar. Poiss, p. 68, pi. XVII, fig. 2.— Gunth., Loc. cit, t. iv, p. 209. Habitat: Ilha de Thomé (março); — Ilheo das Rolas (dezembro). Genus PSEUDOSCARUS, Bleek. 64. Pseudoscarus Hoefleri, Steind. Beitr. Kennt. Fish. Afrika's, p. 30, taf. vi, fig. 2. N. indig. — Bulhão papagaio. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Praia Lagarto. PHYSICAS E NATURAES 129 Ord. IíI. ANACANTHINI Fam. PLEURONECTIDAE, Fleming. Genus RHOMBOIDICHTHIS, Bleek. 65. Rhomboidichthys podas, Delaroche. Pleuronectes podas — Ann. Mus., xiii, p. 354 tab. XXIV, fig. 14. — ? Rhom- beus serratus, Vai. in Web. et Berth., Hcs Can, Poiss.^ p. 82, pi. XVIII, fig. 1. — Gunth., Loc. cit.., t. iv, p. 432. N. inclig. — Linguado. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Morro Peixe. Esta espécie não figura até agora em nenhuma lista dos peixes d'Africa, e Gunther diz que o seu habitat é o Mediterrâneo. Todavia na synonymia d'ella inclue o Rhombus serratus de Valenciennes (loc. cit.), que foi encontrado nas Canárias. Se o Rhomboidichthys podas, Delaroche, e o Rhomheus serratus. Vai. são representantes da mesma espécie, porque é então que o dr. Gun- ther diz que o habitat d'elle é o Mediterrâneo? Vejamos, porém^ o que diz Valenciennes (loc. cit.): Ce turhot, dont les yeux sont à gaúche comme ceux du PI. podas, a de Vajffinité avec cette espèce. Em vista d'estas palavras parece que Valenciennes conhecia o Pleuronectes podas, de Delaroche, e que acha que tem affinidade com a espécie que descreve^ mas simplesmente affinidade, visto que con- sidera a sua, uma espécie nova. Além d'isto Gunther não viu, naturalmente, a espécie das Canárias, pois ao enumerar os exemplares do Museu Britannico, fala apenas de um exemplar do Mediteraneo e outro da Sicilia. Mas recorramos ás descripções d'esta espécie. Segundo Valen- ciennes a formula das barbatanas é a seguinte: segundo Gunther: -"& D. 90, A. Ô7 D. 88, A. 70 Entre" as formulas das dorsaes é pequena a diíferença no numero de raios, mas é considerável com respeito ao numero de raios da anal. Mas prosigamos, segundo Valenciennes: 130 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEM ATIÇAS La couleur est hrune et uniforme sans aucune tache dii cOté gaúche et blanche du cote droit. [Loc. cit., p. 83). Segundo Gunther: Broivnish with numerous rounded hluish spots; a hlack spot on the lateral Une. (Loc. cit.) Relativamente a esta mancha escura, de que Valenciennes não fala, e que não existe na figura que este auctor apresenta, diremos que existe assignalada nas figuras de Bloch e de Bonaparte (Faiin. Ital. Pese.) Cotn. respeito a dimensões diz Valenciennes: La plus grand haiiteur du trone fait la moitié de la longueur totale. Diz Gunther: The height of the hody is coniatned once and four-Jiths in the total length (without caudal); e falando da caudal diz: the Itnght of the cau- dal fn is one sixth of the total. Ora se a caudal é um sexto do comprimento total, é claro que a espécie a que se refere Gunther é mais comprida do que a de Valen- ciennes. Poderíamos continuar pondo em relevo as assignaladas diíferenças que encontramos nas duas espécies, postas em confronto segundo as suas diagnoses, mas julgamos ter dito o sufficiente para poder affirmar que o Rhombeus serratíis^ Vai., é uma espécie diversa do Rhomhoidi- chthys podas, Delaroche. Parece-nos, portanto, que somos nós quem primeiro incluimos esta espécie, na lista dos peixes africanos. Os indigenas da ilha de S. Thomé não comem os peixes conhe- cidos vulgarmente pelo nome de linguados, porque são peixes amal- diçoados por Deus, por terem dito mal d'Elle. Deus para os castigar poz-lhe a bocca ao lado. (Tradição indígena). Fam. SCOPELIDAE, Gunth. Ganus SAURUS, Cuv. 66. Saurus myops, Cuv. et Vai. Hist. nat. des Poiss., t. xxii, p. 485. — Saurus trachinus, Schleg., Faun. Japon. Poiss.. p. 231, pi. CVI, fig. 2. — Saurvs mynps. Gunth., Loc. cit.^ t. v, p. 398, Habitat: Ilha de S. Thomé. D. 13, A. 15 O comprimento da cabeça é comprehendido quatro vezes no com- primento total. Exemplar medindo O"', 16 de comprimento, desde a PHYSICAS E NATUEAES 131 ponta da cauda até á extremidade do focinho. Esta espécie, que, se- gundo Gunther, habita nas regiões tropicaes do Atlântico, nào tinha até agora sido encontrada em Africa, é nova para a sua fauna ichthyo- lica. Ord. IV. PHYSIOSTOMI, Mull. Fam. SCOMBRESOCIDAE, MCll. Genus BELONE, Cuv. 67. Belone lovii, Gimth. Cat. Fish. Brit. Mus., t. vi, p. 236. D. 12-14, A. 16-17 o maior dos nossos exemplares mede O™, 35 de comprimento. Esta espécie era conhecida, até agora, somente das ilhas de Cabo Verde. O maior dos nossos examplares é um pouco menor que o do Museu Britannico, typo da espécie de Gunther. 68. Belone choram, Forsk. Esox choram, Forsk, Descr. Anim., p. 67, n.° 98 c. — Belone. choram, Rúpp., ^'. Wirh. Fische., p. 72. — Belone crocodilus, Cuv. et Vai., Eisl. nat. des Poiss., t. XVIII, p. 440. — Gunth., Loc. cit., t. vi, p. 239. — Steind., Béitr. Kennt. Fish. Afrika^s, p. 31. N. indig. — Zam vê. Habitat: Ilha de S. Thoméj — Morro Peixe. D. 21, A. 19 A formula de Gunther é a seguinte {loc cit.): D. 22-23, A. 20-21 Gunther no seu livro Fishes of Zanzibar diz que os exemplares d'esta espécie, colhidos na região, cuja fauna descreve, teem por for- mula: D. 20, que é mais próxima da nossa, do que a formula que elle dá no Cat Fish. A formula de Steindachner é: D. 23, A. 20 132 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS A de Cuvier: D. 22, A. 20 N'um exemplar, pertencente ao Museu da Universidade nota-se que a formula é: D. 22, A. 22 Parece-nos portanto que é muito variável o numero de raios das barbatanas dorsaes e anaes d'esta espécie. Steindachner diz que o comprimento da cabeça de um exemplar, medindo 0'",675, é comprehendida 3 vezes e Vs no comprimento to- tal. No exemplar pertencente ao Museu de Coimbra, o comprimento da cabeça cabe no comprimento total mais de 3 Ys. Genus HEMIRHAMPHUS, Cuv. 69. Hemirhamphus vittatus, Valenc. Webb. et Berth., Hist. nat. des iles Can. Poiss., p. 70. — Bloch, taf. 70. — Guuth., Loc. cit., t. VI, p. 26Í). Habitat: Ilha de S. Thomé. 70. Hemiramphus Schlegeli, Bleek. Poiss. de Guinée, p. 120, tab. XXV, fig. 1. N. indig. — Llfiti-pomho . Habitat: Ilha de S. Thomé. Genus EXOCOETUS, Aitedi. 71. Exocoetus lineatus, Cuv. et Vai. Hist. nat. des Poiss., t, xix, p. 92. — Gunth., Loc. cit.^ t. vi, p. 287, Habitat: Ilha de S. Thomé. 2 O diâmetro do olho tem menos de — do comprimento da cabeça, medida que é um pouco diíferente da que é dada por Gunther (loc. cit.) A peitoral não fica a meio caminho entre a cabeça e a caudal, mas muito mais distante da cabeça do que d'esta. PHTSICAS E NATURAES 133 Fam. CLUPEIDAE, Cuv. Genus CLUPEA, Cuv. 72. Clupea maderensis, Lowe. Trans. Zool. Soe. t. ii, p. l^^.—Alausa eba, Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss., t. XX, p. 417. — Grunth., Loc. cit., t. vii, p. 440. N. indig. — Sardinha. Habitat: Ilha de S. Tliomé; — Praia das Conchas. Muito abundante, segundo F. Newton. 73. Clupea senegalensis, Benn. Alosa senegalensis, Benn., Proc. Ccmm. Zool. Soc.^ t. i, p. 147. — Meletta sene- galensis, Cuv. et Vai., Hist. nat. des Poiss., t. xx, p. 370. — Grunth., Loc. cit., t. VII, p. 141. N. indig. — Sardinha carça. Habitat: Ilha de S. Thomé; — logo-Iogo. Nos três exemplares que observámos a formula da dorsal é um pouco differente da de Gunther, 19-20 em vez de 18. A altura é comprehendida um pouco mais de três vezes no comprimento, porém, todos os 'outros caracteres estão em perfeita harmonia com o que diz este auctor. Fam. MURAENIDAE, Gunth. Genus OPHICHTHYS, Gunth. 74. Ophichthys triserialis, Kaup. Muramopsis triserialis, Kaup, Apod.^ p. 12. — Ophichthys triserialis, Gunth., Loc. cit.., t. VIII, p. 58. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Fernão Dias. Esta espécie, cujo habitat, segundo Gunther, são as costas ame- ricanas do Pacifico e do Atlântico, foi incluida pela primeira vez, se- gundo cremos, por nós, entre as espécies africanas, n'uma lista que publicámos acerca dos peixes das ilhas da Cabo Verde. (Jorn. Sc. de Lisboa, 2.^ sér., t. i, p. 281). A facha que atravessa a região occipital não é tão accentuada «orno nos exemplares de Cabo Verde. A margem da dorsal não é ne- 134 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS gra em toda a sua extensão, mas cortada, de espaço a espaço, pela cor do resto da barbatana. 75. Ophichthys pardalis, Valenc. Webb. et Berth., Hist. nat. des iles Can., Poiss., p. 90, pi. XVI, fig. 2. — Gunth., Loc. cíí., t. viu, p. 82. N. indig. — Cobra do mar. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Bahia d'Anna Chaves. Genus MUEAENA, Gunth. 76. Muraena melanotis, Kaup. Limamuraena melanotis, Kaup, Aale. Hamburg. Mus.^ tab. IV, fig. 3. — Gun- ther, Loc. ciL, t. viu, p. 98. Habitat: Ilheo das Rolas. Ord. V. LOPHOBRANCHII, Cuv. Fam. SYNGNATHIDAE, Kaup. Genus HIPPOCAMPUS, Leach. 77. Hippocampns guttulatus, Cuv. Itègne Anivi. — Kaup, Lophobr..i p. 9. — Gunth., Loc. cit.^ t. viii, p. 202. N. indig. — Longo do mar. Habitat: Ilha de S. Thomé; — (a) Praia de Fernão Dias; (6) Bahia d'Anna Chaves; — (c) logo-Iogo. PHYSICAS E NATURAES 135 Ord. VI. PLECTOGNATHI Fam. SCLERODERMI, Cm\ Genus BALISTES, Cuv. 78. Balistes forcipatus, Gm. Gm. L- z., 1472. — Hollard, Ann. Soe. Nat. i., p. 307. — Gunth., Loc. cit.., t. vui p. 216. N. indig. — Asno. Habitat: Illia de S. Thomé; — Diogo Nunes. O individuo enviado pelo sr. F. Newton é novo, e não tem nem os raios da dorsal nem os da caudal prolongados, como diz Gunther na sua diagnose. No Museu existe um outro individuo d'esta espécie também pro- veniente da ilha de S. Thomé, e egualmente novo, oíferecido pelo sr. Custodio de Borja. 79. Balistes buniva, Lacép. V. p. 669, pi. XXI, Hg. 1. — B. ringens, Hollard, Ann. Se. Nat , 1854, t. i, p. 317. — B. niger, Guuther in Fisli. Zanz.,j). 135, pi. XIX, fig. 1 — B. buniva, Cat. Fish. Brit Mus., t. viii, p. 227. Habitat: Ilheo das Rolas. Gunther diz que esta espécie se encontra nas regiões tropicaes do Atlântico, mas até agora o ponto mais vizinho da costa d' Africa, aonde foi colhida, e de que temos noticia, é a ilha de Santa Helena. Genus MONACANTHUS, Cuv. 80. Monacanthus pardalis, Riipp. New York FlscL, p. 57, taf. XV, fig. 3.— Hollard, Ann. Sc. Nat., 1854. t. ii, p. 328. — M. aspersus, Idem, p. 362. — M. macrocervs, Idem, 327, pi. XII, fig. 1. — M. fronticinctuSf Gunth. in Fish. Zanz., p. 136, pi. XIX, fig. 2. — M. pardalis, Gunth., Cat. Fish. Brit. Mus.., t. viii, p. 230. Habitat: Ilha do Príncipe. Esta espécie que, segimdo Gunther, tem um habitat tão vasto, o Oceano Indico, Pacifico e Atlântico, não tinha até agora, que nos 136 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEM ATIÇAS conste, sido incluída em nenhuma lista dos peixes que frequentam as costas africanas occidentaes ou as ilhas vizinhas d'ellas. A variação das cOres é considerável entre os exemplares obtidos em diversas regiões, como pode ver-se no catalogo de Gunther. O nosso exemplar fica comprehendido na variedade (3 d'este auctor, pois a sua cor é pardacenta, sem manchas ou linhas de qualquer outra cor. N'um exemplar d'esta espécie proveniente da Martinica e offere- cido ao Museu de Lisboa pelo dr. Gunther, observam-se na região caudal os espinhos curvos de que fala Hollard na sua diagnose do M. jpardalis, Rúpp., (loc. cit., p. 328); mas no nosso exemplar esses es- pinhos não só não são tão numerosos como no exemplar da Martinica, mas não são tão salientes, de modo que a cauda é menos áspera no individuo africano. Este caracter tinha sido notado por Hollard que o attribue, n'alguns casos^ a diversidades de sexo. 81. Monacanthus setifer, Benn. Proc. Comm. Zool. Soc.^ 1S30, p. 112. — Hollard, Ann. Sc. Nat., 1854, t. ii, p. 342, pi. XII, fig. 4.— Dekay, New-York Faun. Fish., p. 337, pi. LIX, fig. 194.— Gunth., Loc. cit., t. viii, p. 239. Habitat: Ilha de S. Thoraé. Um individuo novo. Genus OSTRACION, Artedi. 82. Ostracion quadricornis, L. Syst. Nat. i., p. 409.— BI., tíif. 134.— Hollard, Aiin. Sc. NaL, 1857, t. vu, p. 148. — Gunth., Loc. cit., t. viii, p. 257. Habitat: Ilha de S. Thomé; — Fernando Dias — N. indig. — Com- Com. — Ilha do Príncipe (um individuo novo). — Ilheo das Rolas, — N. indig. — Pimpirn. ísota-se n'um dos exemplares d'esta espécie que tem a cor ama- rellada, emquanto que outro, conservado em álcool como o primeiro, é negro, quasi preto. Nota-se mais que o primeiro exemplar tem os espinhos curtos, como se tivessem sido partidos e estivessem em via de regeneração. No exemplar da ilha do Principe vê-se ao meio do dorso um es- pinho. PHYSICAS E NATDRAES 137 Fam. GYMNODONTES, Cuv. Genus TETRODON, Bibron. 83. Tetrodon spengleri, Bloch. Ausl. Fische. i., p. 135, tab. CXLIV. — T. marmoratus, Lowe, Trans. Zool. Soe, t. II, p. 193. — Valenc. in Webb. et Berth., lies Can. Poiss., pi. XX, fig. 2. — Tetrodon spengleri, Gunth., Loc. cií., t. viu, p. 284. Habitat: Ilha de S. Thomé. As manchas, nos exemplares que temos presentes, sào maiores que os olhos e mais quadrangulares do que redondas. Medem os exem- plares O™, 16 de comprimento, quasi as dimensões da figura de Valen- ciennes, que não descreve esta espécie. N'essa figura vê-se que as manchas são mais redondas do que quadrangulares, precisamento o contrario do que nós verificámos. Os individuos d'esta espécie, classificados por nós, pertencem ao Museu da Universidade. Genus DIODON, Liun. 84. Diodon histrix, L. Syst. Nat. i., p. 413. — Gunth., Loc, «í., t. viii, p. 306. Habitat: Ilha de S. Thomé; — logo-Iogo. Um individuo novo. Genus CHILOMYCTERUS, Bibron. 85. Chilcmycterus geometricus, BI., var. a, Gunth. Diodon geomeiricus, BI. et Schn., p. 513, taf. XCVI. — Diodon maculo -striatusy Dekay, Neic-York Faun. Fish.^ p, 323, pi. LVI, fig. 185. — Chiloniycterus geometricus, Kaup, Wiegm. Arch., 1855, p. 232. — Gunth., Loc. cit.^ t. viii, p. 310. Habitat: Ilha de S. Thomé. No individuo que temos á vista não se conhecem os ocellos men- cionados por Gunther. Comparando o exemplar da ilha de S. Thomé com outro, proveniente das ilhas de Cabo Verde, nota-se que o d'esta ultima proveniência tem os espinhos bem como as partes ósseas visí- veis, verdes, emquanto que no exemplar de S. Thomé, esses mesmos espinhos e partes ósseas, teem uma cor esbranquiçada (ambos os exem- 138 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS piares teem estado em álcool). Nota-se também a falta de tentaculos na linha snpraciliar. Exemplar pertencente ao Museu da Universidade de Coimbra e proveniente da expedição do sr. MoUer. SuBCLAs CHONDROPTERYGÍI Ord. III. PLAGIOSTOMATA Fam. CARCHARIDAE, Cuv. Genus CARCHARIAS, Lin. 86. Carcharias (Scoliodon) walbeemhii, Bleek. Nat. Tyds. Ned. Ind..^ x. p, 358. — Gunth., Loc. cit., t. viii, p. 359. Habitat: Ilha de S. Thomé. No Museu de Lisboa existem alguns exemplares d'esta espécie provenientes da ilha de S. Thiago (Cabo Verde). Capello parece tel-os estudado em presença da descripção de Du- meril (a única obra citada por elle), o qual diz que esta espécie era desconhecida no Museu de Paris, no tempo que elle a descrevia, ser- vindo-se para a sua diagnose de um desenho inédito de Bleeker e das seguintes obras d'este auctor: Tweed hijdrage Schth. fauna van Bin- tang, p. 9, Idem, Enumeratio, 1859, p. 206, n.° 2159. Segundo a diagnose de Dumeril a primeira dorsal attinge as ven- traes com a sua extremidade posterior, porém este caracter não se ve- rifica nos exemplares que temos á vista, e Gunther que conhece o typo da espécie de Bleeker não menciona este caracter,- aponta toda- via como mais característico da espécie: a sliort lahial groove at tlie angle of the moiifh extending for a short dístance on the upper jaw, as wdl as the lower, que se vê perfeitamente nos exemplares que possuí- mos. A distancia comprehendida entre o orifício externo das narinas é maior, nos nossos exemplares, do que a distancia que vae das na- rinas á extremidade do focinho. O habitat d'esta espécie é, segundo Dumeril, Bitang e Timor; segundo Gunther, o Japão; pertencendo portanto ao naturalista F. Ca- pello a prioridade da descoberta d'esta espécie no Oceano Atlântico. Exemplares pertencentes ao Museu da Univei'sidade de Coimbra e provenientes da expedição do sr. MoUer. PHYSICAS E NATURAES 139 87. Carcharias (Prionodon) glaucus, Miill. et Henl. Plag.^ p. 36, pi. XI. — Dumeril, Elasmohr.^ p. 553. — Bocage e Cap ello, Peias. Plasgiost.^ p. 17. — Grunth., Loc. cit.^ t. viii, p. 364. Habitat: Ilha de S. Thomé. ^ Feto medindo 0™,265 da ponta da cauda á ponta do focinho. Cor branca leitosa; apenas no dorso e acima da linha lateral uma ligeira cor negra que é devida a pequenas pontuações escuras mais ou me- nos espalhadas por esta região. Exemplar pertencente ao Museu da Universidade. Enviado pelo sr. Quintas. Fam. TORPEDINIDAE, Dum. Genus TORPEDO, Dum. ■ 88. Torpedo hebetans, Lowe. Tranz. Zool. Soe, ir, 1841, p. 195. — T. nobiliária, Bonap., Fauna. Ital. Pese. — Miill. et Henle, Plag., p. 128. — Dumeril, Elasmobr.^ p. 512. — Torpedo nigra, Guichenot, Exp. Alger. Poiss., 131, pi. VIII — T. hebetans, Guuth., Loc. cit., p. 449. N. indig. — Uza-Umi. Habitat: Ilha de S. Thomé. — (Exemplares colhidos em maio). 2 Ô. 89. Torpedo narce, 'Nardo. Raja narce, Nardo, Prodr. Ichth. Adr., u.° 4. — Torpedo oculata, Dumeril, Elasmobr., p. 506 — Torpedo narce, Gunth., Loc. cit., p. 449. N. indig. — Uza-Umi. Habitat: Ilheo das Rolas. Ç — Colhida em março. (Co7itinúaJ 140 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS NOTE SUR eUELQUES ESPÈCES DE CRUSTACÉS DE L'ILE SAINT THOMÉ, ILOT DAS ROLAS ET ANGOLA PAR BALTHAZAR OSÓRIO Cette note comprend im petit nombre d'espèces recueillis dans les possessions portugaises de TAfrique occidentale par nos vaillants naturalistes MM. d'Ancliicta et F. Newton. Deux de ces espèces sont nouvelles pour la faune carcinologique de Tile Saint Thomé. Courte qu'elle est, cette note intéressera surtout au point de vue de la géograpbie zoologique. Crustacés \.ixg'ola Genus THELPHUSA, Latr. 5. Thelphusa Bayoniana, Capello. — Var. a, Capello. Descripção de três espécies novas de cinistaceos da Africa Occidental, p. ã e seg., est. III, fig. 3. — Jorn. Sc. de Lisboa, 1.^ série, t, iii, p. 129, est. II, fig. 10. Habitat: Quibula. Des males et des femelles adultes et des jeunes des deux sexes. M. A. Milne-Edwards dans ses Ohservations sur les crahes des eaux doiices de V Afrique (Ann. Sc. Nat. Zool., t. IV, 1° sér., p. 128, 1887) dit que Tespèce de Capello provient du sud d'Angola. (Huilla et Caconda). Uhabitat de cette espèce s'étend au nord de Quibulo et au sud, jusqu'au fleuve Cunene. JOKN. DE BCIENC. MATH. PHTS. E NAT. 2.' SEKIE N.° VI. 10 142 JORNAL DE SCIENGIAS MATHEMATICAS L'IDENTITÉ ENTRE LES LOIS DE PFLDGER ET CELLES DE BRENNER PROUYÉE PAR MA DÉCOUYERTE DE LA DOUBLE POLARISATION PAR VIRGÍLIO MACHADO En appliquant sur la peau d'iiue région quelconque du corps des électrodes de cliarbon (récouverts de peau de cliamois) An et ^et en y faisant passer le courant galvanique, on peut réaliser au bout de quel- ques secondes les expériences suivantes qui prouvent Texistence des phénomènes de la double polarisation que j'ai découverts. Si après le passage du courant on applique un des électrodes An ou ^contre un troisième, fégalement en charbon recouvert de peau de chamois), leqiiel nait pas encore été ti'aversé par le courant, on s'aperçoit que les électrodes An ou Â" fonctionnent comme s'ils étaient chacun par lui-même un véritable accumulateur. C"est-à-dire chacun possède deux pôles (-]- et — ); Tun identique au pôle de Télectrogène avec lequel il était lié, Tautre qu'il s'est acquit par la polarisation. Si après le passage du courant on enleve donc Télectrode An (fig, 1) de son point d'application sur la peau et si on le pose contre Téle- ctrode Z, qui n'ait pas encore été parcouru par le courant, on remar- quera une déviation de Taiguille du galvanomètre 6r. . On peut reproduire la meme expérience avec les électrodes iT, ' Z' et le galvanomètre (r'. Etant donné que les électrodes An ou JÇ" fonctionnent comme de véritables accumulateurs après avoir été traversés par le courant, il est évident que chacun d'eux retient les deux gaz (oxygène et hydro- gène) provenants de Télectrolyse de Teau. La présence de Toxygène sur Télectrode positif et de Fhydrogène sur Télectrode négatif n'a rien d'extraordinaire, vu les lois de Téle- ctrolyse de Teau. Mais la présence de Thydrogène sur le pôle positif PHYSICAS E NATURAES 143 et celle de Toxy-gène sur le pôle négatif ne peuvent s'expliqiier qu'eii admettant Thypothèse suivante: n doit exister evidemment avec le pôle positif An (fig. 1) un pôle négatif et avec le pôle négatif K un pôle positif. Le pôle positif An appartient au courant, qui entre dans le corps, le pôle négatif à un courant qui en sort, probablement le courant se- condaire de polarisation. Une explication analogue fait comprendre Texistence d'un pôle positif à côté du pôle négatif K. Nous allons démontrer maintenant Tapplication de notre décou- verte, qui annule completement la divergence apparente entre les lois de Pfliiger et celles de Brenner rélatives à Taction du courant gal- vanique sur les nerfs moteurs. Pfliiger a établi les lois suivantes (qui portent son nom) sur Fex- citabilité électrique des nerfs moteurs. 1*^ — Courants faibles ascendants ou descendants provoquent des secousses par fermeture de circuit et n'en produisent aucunes par ouverture. 2° — Courants moyens ascendants ou descendants déterminent des contractions par fermeture ou ouverture de circuit. 3° — Courants forts. Les courants descendants déterminent des se- cousses seulement par fermeture et les ascendants seulement par ou- verture. 10* 144 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS Nous résumons ces lois dans un tableau ci-joint adoptant les si- gnes suivants: ê Courant ascendant ^ Courant descendant S Secousse s petite secousse Fe Fermeture de circuit O Ouverture de circuit R Repôs , Te Contractions tétaniques. Courants faihles í'vm».'M!!. KJ - M'E' Fig. 2 acquierent une polarasition double^ non seulement après le contact de Fun contre Tautre, mais aussi après Tapplication de tous les deux sur le corps humain, ou sur quelqu'autre conducteur de Télectricité. Les expériences suivantes pourront être verifiées au moyen de Fappareil, que j'ai fait constniire avec les dispositifs representes par les figures 2 à 6. 148 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS I. — Observons d'abord dans quelle direction Faiguille du galva- nomètre A se meut lorsqii'oii j fait passer le courant galvanique de la batterie P. Dans ce but on place des bouchons dans le trou a^ fig. 3, et dans les trous g du commutateur S et i du commutateur S'. Le courant qui sort de la batterie suit ainsi le chemin PamgAinP. ME II. — Enlevons maintenant les bouchons g et i et plaçons ceux indiques par /et l, fig. 4; mettons en contact les électrodes E et E' et faisons passer le courant de la batterie. M l Fig. 4 in. — Quelques secondes après avoir feriné le courant, enlevons la bouchon a, fig. 5, (ceei interrompera la communication avec la bat- terie) et plaçons les bouchons g et i, Taiguille du galvanomètre A se déplacera dans le sens opposé à ceíui de Texpérience n.° l, ce quil prouve qu'il existe un courant en sens contraire à celui de la batterie. Af M' Fig. 5 PHYSICAS E NATUEAES 149 En eífet le coiirant de la batterie a parcourru le cliemin PamE E'nP qui suit la même direction que le courant de Texpérience I, aprés avoir interrompu le courant de la batterie il se produit un cou- rant qui suit le chemin Emg AinE' . IV. — L'expérience suivante nous prouve qu'il y a deux polés à chaqvie électrode et que cliacun de ces électrodes doit être considere comme un accumulateur. Répétons Texpérience II, enlevons le bouchon a, plaçons 5, enle- vons encore le bouchon g^ plaçons / et i et appliquons Télectrode E sur la plaque métallique il/, ou sur un électrode de cbarbon qui n'ait pas encore été traversé par le courant, fig 6. ME *fi> Uy . .■ jrrr ií c r\_\ ^P "•• ■■ - • ■ 1 M'E' Fig. 6 L'aiguille du galvanomètre se déplace en sens contraire à celui de Texpérience I et indique ainsi que le courant suit la direction EmhniAfmE. V. — On déplace les bouchons / et i, fig. 7, on applique les bou- chons ^ et ? et on met en contact E et ilf; alors Tindication du gal- vanomètre será pareille à celle de Texpérience n.° IV. ME m a J^\ + 2^ C ^ P VI — Si au lieu d'appliquer les électrodes E et E sur les plaques M ou M' on les applique sur deux points du corps humain, chacun des électrodes manifestera sa polarisation, si on repete les expérien- ces IV et V. 150 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS VII. — En substituant les électrodes de charbon recouverts de peau de chamois par des électrodes impolarisables, on n'observe au- cune déviation du galvanomètre, ce qui prouve Tabsence de courants de polarisation. Les pôles que Helmholz, Filehne, Erb, Hitzig, Wattetille, etc., ont supposé être des pôles virtuels ont par eonséquent une valeur objective. Lorsqu'on appHque des électrodes impolarisables il se produira aux points d'application Tanode et le katliode secondaires, mais on ne pourra pas constater la polarisation parce que les électrodes impola- risables empechent la libération des gazes oxygène et hydrogène. II me semble que la polarisation double n'a jamais eté prise en considération dans les recherclies d'électropliysiologie ou Fon a appli- qué des électrodes polarisables et j'ai cru devoir faire connaitre les expériences ci-dessus. PHYSICAS E NATUKAES lÕl SDR L'EMPLOI DD SDLFO-SÉLENITE DIMMONIÂQUE PODR CARACTÉRISER LES ALCALÓIDES PAR A. J. FERREIRA DA SILVA Membre correspondant de TAcadéinle, Professeur à rAcadémie Polytechnique de Poi-to Dans une note presentée à FAcadémie des Sciences de Paris au móis de juin 1885, M. P. Lafon a signalé un nouveau réactif pour la morphine et la codéine *. Cest le sulfo-sélénite d'ammoniaque, qu'il prepare en dissolvant 1 gr. de sélénite d"ammoniaque dans 20 c. c. dacide sulfurique concentre. Ce réactif donne une couleur verte avec ces deux alcalóides; les autres se comportent d'une manière três dif- fèrente. On voit, donc, qii'il ést d'un usage précienx dans Tétude toxi- cologique des empoisonnements par les alcalóides de Topiíim. En étudiant Taction de ce même réactif sur les autres alcalóides végetaux, j'ai eu Foccasion de rencontrer des faits nouveaux qui mon- trent que son emploi peut s'étendre avec avantage à caractériser quel- ques autres alcalóides. Je demande la permission de les indiquer^. J'ai opere sur les alcalóides suivants: aconitine, atropine, berbé- rine, brucine, caféine, cinchonine, cinclionidine, cocaine, curarine, delphine, digitaline, éserine^ morphine, narcotine, narcéine, papavé- rine, pilocarpine, solanine, saponine, sénégine et vératrine. Voici les résultats que j 'ai obtenus: i Aconitine. — Pas de coloration immédiate ; vingt minutes après, coloration três légèrement rose. Atropine. — Pas de coloration. Berbérine. — Coloration jaune-verdâtre, devenant suceessivement três brune, rose aux bords et, violette au milieu, et, une demi-heure après, tout-à-fait rouge- vineuse, persistant pendant trois heures. Brucine. — Coloration rougeâtre ou rose devenant tout de suite orangée pâle. 1 Comptes Eendus des séances de TAcadémie des Sciences, 1884, t. c, pag. 1543 à 1Õ44. 2 J'ai employé, pour faire ces réactions, de petites portions d'aIcaloides que je placais sur des varres de montre déposés sur du papier blanc, soit sur de^petites capsules de porcelaine (S"" de diamètre et 4«* de capacite). 152 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS Une demi-heure après, coloration ambrée et pas de dépôt. Au bout de trois heu- res, idem. Caféine. — Pas de coloration sensible. Au bout de trois heures le liquide était rougeâtre et Ton y voyait un três léger dépôt qui u'était pas rouge. Cinchonidine. — Rien. Cinehonine. — Rien. Cocaine. — Pas de coloration saisissable ni precipite, une heure après. Au bout de trois heures, la même réaction que le caféine. Curarine. — Coloration violacée légère; après quelque temps, rougeâtre. Pas de dépôt rouge à la fin de trois heures. Ddphine. — Coloration légèrement rougeâtre passant ao violacé. Pas de pre- cipite au bout de trois heures. D tgit cã ine.— Pas. de coloration immédiate. Une demi-heure après le liquide était jaunâtre. Après trois heures, il j avait un dépôt rougeâtre. ^sí^í-í^e.— Coloration jaune-citrin devenant orangée. Après trois heures la coloration était plus pâle. Morphine. — Coloration bleu-verdâtre três vive; une deir.i-heure après, jaune- marron et pas de dépôt (Réaction três sensible). Après trois heures le liquide était brun-marron. Pas de dépôt rouge. Narcotine. — Coloration bleuâtre, devenant violacée et ensuite rougeâtre. Après une demi-heure, belle coulcur rougeâtre et pas de precipite. Au bout de trois heures, il y avait un petit dépôt rouge sur quelques points, à la surface de Ia capsule. Narcéine. — Coloration vert-jaune devenant brunâtre et après une demi-heure rougeâtre. Au bout de ce temps, dépôt rouge, três visible au fond de la capsule après 2 à 3 heures. Papavórine — Couleur bleuâtre; le liquide deviont vert-bouteille, vert-jau- nâtre sale, bleu violct et puis rouge. Au fond de la capsule, un petit dépôt bleuâtre. Piloearpine. — Rien. SUanine. — Coloration jaune-serin et puis brunâtre. Après une demi-heure il s'était forme un anneau rose. Au bout de trois heures, le liquide était violet-rouge. Saponine. — Coloration jaunâtre devenant légèrement rougeâtre. (Réaction peu uette). Sénégine. — Coloration jaune sale légère. Au bout de trois heures, le liquide était rougeâtre. Vérafrine. — Coloration jaunâtre peu nette, quelquefois avec un ton vert, jaune après une demi-heure. Après trois heures, dépôt rouge et liquide jaunâtre. (Réa- ction de coloration peu nette). On peut conclure de là que le réactif de Lafon permet de cara- ctériser non seulement la morphine et la codéine, mais aussi la ber- bérine, résérine, la narcotine, la papavérine, la solanine et la narcéine; les premières par les réactions de coloration; la narcéine non seule- ment par la production immédiate d'une couleur vert-jaunâtre passant au brun et, au bout d'une demi-heure, au rougeâtre; mais aussi par la formation d'un dépôt rouge qu'on voit plus distinctement deposé deux à trois heures après, sur les parois et au fond de la capsule. Je dois faire remarquer que la réaction avec Téserine n'est bien nette qu'avec un produit bien pur; j'ai opere avec un échantillon três pur, incolore et bien crystallisé, de C. F. Boehringer & Sõhne (Man- nheim). Mr. Lafon expliquait le réaction de la morphine et de la codéine, dont les analogies ont été demontrées par les recherches de Mr. Gri- maux, par le pouvoir réducteur de ces deux alcalóides. Le sélénium serait mis en liberte sons leur influence, et en se dissolvant dans Tacide sulfurique, il lui donnerait la couleur verte; puis, Tacide sulfurique^ PHYSICAS E NATURAES 153 attirant rhiimidité de Tair, donnei'ait lieu à la précipitation du sélénium en rouge, comme on peut le faire en ajoutant de Feaii à une solution sulfurique de sélénium. Les faits que j'ai cites demontrent qu'on ne peut faire dependre les phénomènes observes de la simple considération du pouvoir ré- ducteur des dits alcoloides. On vient de voir, en eíFet, que la nar- céine qui, sous le point de vue des ses propriétés réductrices est bien inférieure à la morpliine, determine une separation du sélénium bien plus rapide et plus nette que la morphine. Nous voyons d'ailleurs combien est variée Taction du réactif sur les divers alcalóides et comment on peut Tutiliser pour établir de bonnes réactions de colora- tion, II y a donc quelque chose de spéciale dans cette réaction, qui tient principalement à la nature de Falcaloide employé. 154 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS SUR L'OXYDE JAUNE DE MERCDRE, DANS LINALYSE DES YINS PAR A. J. FERREIRA DA SILVA Membre correspondant de PAcadémie Professeur à 1'Académie Polytechnique, directeur du Laboratoire municipal de Porto Dans les derniers números de la Revue Internationale cies falsiji- cations, du 15 avril et 15 mai de cette année*, on trouve une exposi- tion três soignée des príncipes selon lesquels on peut juger de la pu- reté ou de la falsificationdes vins. Cette exposition est basée sur un rapport de MM. les Drs. W. Fresenius et B. Haas et a été approuvée au congrès international d'agriculture et d'liorticulture, tenu à Vienne, du 2 au 6 setembre 1890. L'iraportance du document me porte à faire quelques reserves sur une des méthodes recommendée dans les dites instructions, relative- ment à la manière de déceler la présence des matières colorantes du goudron. Cest la methode à Toxyde jaune de mercure due à M. le pi'ofesseur Cazeneuve. Ce procede consiste à ajouter à 10 c.c. de vin dans un tube à essai 0,2 gr. à 0,3 gr. d"oxyde jaune de mercure, à agiter fortement ou moins pendant Ya minute et ensuite à filtrer. Le filtratum serait incolore pour les vins naturels et plus ou moins rouge pour les vins colores avec quelques couleurs artifielles, en par- ticulier avec la fuchsine S (fuclisine acide) 2. Ayant en Toccasion de faire des recherches sur la matière colo- rante de quelques vins purs portugais, j'ai été amené à conclure, il y a déjà quatre années, que Fapplication du procede Cazeneuve con- duirait à classiíier de falsiliés par les derives de la houille, un certain nombre de vins parfaitement naturels. J'ai donné à cet égard une 1 Bevue ínternationale des falsifications, organe officiel de Ia Commission In- ternationale pour la répression des falsifications des denrées alimentaires. Réda- cteur en chef Dr. P. F. van Hamel Roos; Amsterdam, 4* année, p. 151 et 168. 2 Bulletin de la Société chimique de Paris, 1885, t. 45, p. 237. — Vierleljahres- schrift iíher die Fortschrittc auf dem Gebieíe der chimie dtr Nahrungs-und Genuss- mittel, herausgegeben der Dr. Hilger, J. Kõnig, R. Kayser und E. Sell, Erster Jahrgang, 1886, p. 81. — Cazeneuve (Paul), Z/a coloration des vins par les couleurs de la Jwuille, Paris, 1886, p 133. PETYSICAS E NATCRAES 155 simple indication dans une note sur Fanalyse des deux nouveaux co- lorants pour les vins, que j'ai publiée en 1887 ^. MM. Portes ^, Herz "^, et Blarez ont fait ensuite des observations scmblables pour d'autres vins. En face de cette discordance et pensant à Timportance du réactif, en raison de la siniplicité de son emploi, M. Monavon, préparateur de cliimie à la faculte de médecine et de pharmacie de Lyon, a jugé qu'il était intéressant d'examiner Ia question afin de rechercher oíi était la vérité*. II a conclu de Tétude qu'il a fait, que tous les vins étrangers teinturiers sont décolorés par Toxyde jaune employé dans la dose de 0,2 gr. Pour quelques-uns d'entre eux la dose d'oxyde a dú être portée à 30 centigrammes, chiíFre que n'a jamais été depassé. Une cliauffe de õ à 6 secondes a été nécessaire dans quelque cas. L'oxyde jaune de mercure du commerce, employé en dose progressivo, dit le même aucteur, et agite avec le vin qu'on porte quelques secondes à 100'', suffit dans tous les cas pour amener la decoloration^. J'ai été conduit à reprendre la question cette année et j'ai eu le ísoin de faire les essais sur des vins authentiques que j 'ai fait moi-même préparer. Un des échantillons, que j 'ai étudié le móis d'avril dernier, avait Tâge de sept móis; il a été fabrique avec des raisins de notre region de Douro. Etudié avec le vinocolorimètre de Salleron, il avait le cou- leur i®'' rouge et il possédait Fintensité 260. En faisant Tessai à 1'oxyde de mercure d'après les instructions de M. le professeur Cazeneuve, j'ai obenu toujours un íiltratum rouge^ en operant à froid. En modifiant le procede, c'est-à-dire, en chauffant pendant quel- ques secondes, la réaction ne m'a paru plus sensible. Je n'ai réussi en ajoutant jusqu'à 0,60 gr. de Toxyde. Pour decolorer le vin il m'a faliu employer 5 gr. pour 10 c.c. de vin. J'ai remarque qu'il n'y avait de Tavantage à faire bouillir le liquide. Q,u'il me soit aussi permis de dire que je n'ai obtennu de meil- leurs résultats en employant la methode fondé sur Temploi du sulfate de magnésio et de la soude caustique, dont la description est donnée par M. Joseph Herz et qui a été usité dans le laboratoire royal de rechercbes de Wurzburg^. 1 Journal de pharmacie et de cliimie, 5« série, t. xv, 1887, p. 67-69, et Bulletin de la Société chimique de Paris, t. xlvii, 1887, 1.°, p. 310-311. 2 Journal de pharmacie et de chimie, t. xv, 1887, p. 637; et Portes et Ruys- seu, Traité de la vigne, t. 2«, p. 570. ^ Moniteur scientifique. — Nouvelle méthode pour reconnaítre lacoloration ar- tifielle des vins ; livraisoii du Juillet 1887, p. 770. ^ Monavon (Marius). — La coloration artificielle des vins, Paris, 1890, p. 78. 5 Monavon, op. cit., p. 80. 6 Moniteur scientifique, 4« série, t. r, 2« partie, 1887, p. 770. M. Monavon fait une remarque semblable à propôs de ce procede (Monavon, Coloration artificielle. des vins, p. 130). 1Õ6 JORNAL DE SCIENCIAS MATHEMATICAS Voici, donc, des procedes par lasqueis on serait tente de classi- fier de vins sulfo-fuclisinés des produits parfaitement naturels. Pour diminuer les chances d'erreur du premier procede il est de bonne règle d'ajouter quelques gouttes dammoniaque à la liqueur fil- trée, comme le conseillent Portes et Cazeneuve *. Si la coloration est due aux matières colorantes du vin, ou obtient généralenient une cou- leur verte ou verdâtre; au contraire, avec un vin sulfo-fuchsiné la cou- leur rouge devrait disparaitre et on obtiendrait une liqueur incolore ou teintée de jaune. Mais on comprend que ce moyen laisse quelque chose à desirer si on opere sur un méiange de vin naturel, que peut ne pas être decoloré complètement, et de sulfo-fuchsine, ce qui est le cas or- dinaire. II faut certainement attribuer ces réactions spéciales de quelques- uns de nos vins à quelque particularité de leur matière colorante 2, dé- pendant de la nature de cépages, de la région de culture, etc. II y a déjà beaucoup de temps que j'ai remarque que maintes fois on ne peut comparer le ton de coloration de nos vins aux tons de Téchelle du colorimètre de M. Salleron, qui comprend dix couleurs, depuis le violet-rouge, jusqu'au 3® rouge et qui s'adapte parfaitement à la clas- sification des vins de consomraation française. On sait, de reste, la variété des réactions qui présentent les an- ciens vins et ceux de nouveux cépages et des vignes américaines, les Jacquez, les Othello, les Bacchus, les Alicante, les Alicante-Bouschet, etc, différences qui ont rendu três difficile la détermination de la co- loration artifielle des vins par des colorants végétaux, comme M. Mo- navon le ííiit três bien remarquer. Quelque soit d'ailleurs la cause de ces particularités, qu"il me soit permis de les signaler aux cliimistes qui s'occupent de Tanalyse des vins et qui pourront être à même d'étudier quelqu'uns de nos vins naturels. Le procede à Toxyde jaune de mercure, je le repete, ne peut s'appliquer, sans une grande reserve, à les caractériser comme vins naturels ni à bien préciser leurs sopliistications par la sulfo-fuclisine. Porto, le 23 mai 1891. 1 Journal de pharmacie et de chirrie, 5* série, t. xv, 1887, p. 637-638. Cazeneuve. — Coloration des vins par les couleurs de la houille, Paris, 1886, p. 184. 2 Après avoir éerít cet article.j'ai lu dans Ic Monileur scientifique, du juillet 1891 (4« serie, t. v, "2" partie, p. 713) un extrait d'une note de M. J.-H. Vogel, sur le dosage du sucre et du tannin dans les vhis, publiée dans le Zeitscrift fiir ange- uandfe Chemie, 1891, p. 50 et 79, oíi se trouve confirme mon affirmation ; Tauteur a constate, en effet, la grande difficulté qu'il a éprouvé à décolorer les vins por- tugais par Tacétate de plomb ; à tel point qu'il faudniit, pour réaliser cette dé- coloration, employer parfois irenie fois autant d'acétate qu'à Tordinaire. PEEÇO D'ESTE NUM. ÕOO KÊIS Acha-se à venda no Deposito de impressos da Academia. A correspondência deve ser dirigida, franca de jjorte, á Re- dacção do Jornal de Sciencias Mathematicas, Physicas e Na- TUEAES, na Academia Real das Sciencias de Lisboa, rua do Arco (a Jesus).